#2 Défi – Quelle serait cette compétence rare et indispensable en permaculture ?

Salut les jeunes pousses,

C’est le deuxième article de la série consacrée à notre défi création d’un potager en permaculture  (cliquez dessus pour le découvrir).

Les nouvelles

Notre date d’emménagement va peut-être se décaler , tant pis, nous ne sommes plus à quelques semaines près. Mais pour patienter, laissez moi vous raconter une petite histoire …

L’histoire

A mon retour du potager, avec quelques tomates et du basilic, Marion me demanda :

– “Ca va, tout va bien au potager ?”. Je lui répondis avec un air rassurant :

– “Oui oui tout va bien” en me demandant quand même si je répondais pleinement à sa question. Les fois suivantes, j’étoffai mes analyses :

– “Oui oui le potager va bien, je pense qu’il faudra arroser demain, là ça va” mais je ne me sentais jamais sûr de la pertinence de ma réponse …

Toujours moi : “Ca va bien, l’arrosage goutte à goutte fonctionne et la palissade anti-sangliers n’est pas cassée”

–  Encore moi : “Oui super, on a une salade et 6 tomates !”

Un jour où c’est elle qui remontait du potager, j’en profitai pour lui demander : “Ca va, tout va bien au potager ?”.

Elle me répondis “Ben je sais pas trop, le bout des feuilles de certaines tomates au fond à gauche a blanchi, mais bon elle font des fruits. Après celles du fond à droite elles sont bien vertes avec des feuilles plus grosses, par contre il n’y a pas de fruits. Les haricots mange-tout qu’on a plantés, ils rampent c’est bizarre, on va se renseigner s’ils n’ont pas besoin de grimper sur un grillage. Il y avait aussi pleins de petites fraises sous les feuilles, on ne les voit pas, j’en ai ramené regarde. Et j’en ai profité pour enlever l’herbe qui commençait à pousser. Après j’ai l’impression que dans la petite serre, il fait trop chaud, j’ai mis des morceaux de bois pour caler la trappe, pour que l’air passe, que ça ventile. J’ai raccroché quelques branches de tomates avec les ficelles aussi. Et y a pleins d’araignées dans la paille ! Tu verras, c’est marrant le concombre s’est coincé tout seul dans le grillage il faudra le couper en deux pour le sortir de là. Les poivrons ont bien pris ça va. Et les fèves qu’on a déplacées se portent bien. (…) ” etc etc …

 

La différence majeure ?

L’observation

L’observation est une compétence qui se développe et s’entretient.

Pour ma part, je n’ai l’habitude d’observer qu’à des moments précis, quand j’en ai besoin pour décider si je dois faire quelque chose, quelque chose d’autre ou rien du tout. Tandis que Marion, semblerait-il, observe tout le temps, beaucoup.

1ère observation de notre futur habitat

Venons-en au fait, qu’avons-nous donc commencé à observer ?

Nous sommes allés trois fois sur le terrain quelques minutes, à des heures différentes de la journée, et sans plus attendre je vous propose une petite photo matinale du lieu :

Vue du futur potager

 

Sur le plan ci-après, la photo est prise depuis la flèche bleue :

Vue aérienne du futur potager

Le futur potager principal

Pente et ensoleillement

La zone du potager principal est en pente moyenne, orientée vers le sud / sud-ouest, et il n’y a pas d’obstacles en dehors du terrain qui pourrait faire de l’ombre.

L’exposition est favorable à un bon ensoleillement. Mais il y a un pin à l’extrémité sud, qui fait beaucoup d’ombre le matin. Nous prendrons le temps d’observer s’il est pertinent de le toucher ou pas.

Il y a également quelques arbres et arbustes, mais de taille petite ou moyenne, donc a priori tout à fait invités dans un potager.

Sol

Le sol semble dur et caillouteux en surface, mais c’est en creusant que nous pourront mieux nous en rendre compte. La végétation est typique du climat méditerranéen, et typique d’un sol sec et calcaire : thym, romarin. On note aussi l’impressions que le sol semble érodé : peu d’épaisseur de terre.

Arbres

J’aimerais bien connaître le nom des arbres et buissons que l’on voit sur la photo, si vous en connaissez, partagez-les dans les commentaires ! Merci par avance 🙂

Vents

La pente du terrain, la maison, et les arbres, offrent une protection vis à vis du vent d’est. C’est un vent associé à la pluie et à un air doux. Par contre nous pensons que nous sommes exposés, modérément, mais exposés quand même, au mistral froid, sec, et parfois très violent.

Faune

Côté faune, ça ne change pas de ce que nous avions avant, à savoir sangliers, renards. Concernant les oiseaux, insectes, rongeurs, etc, nous n’avons encore rien observé.

Il nous reste des milliers de choses à observer, que nous ne manquerons pas de vous partager. Si déja vous avez des remarques, conseils à nous donner (le nom des arbres ?), ou un feed back sur l’arcticle, essayez de mettre un commentaire, ça nous fera super plaisir !

A très bientôt !

Jeune Pousse Cédric

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8 réflexions sur « #2 Défi – Quelle serait cette compétence rare et indispensable en permaculture ? »

    1. Bonjour,

      Merci Olivier, j’ai pu tester ça en forêt c’est super sympa. Pour l’instant on n’est pas encore sur le nouveau terrain, alors je ne peux pas essayer. Je te dirais ce que ça donne 😉

      A bientôt

  1. Je ne peux pas vraiment vous aider, votre blog m’intéresse surtout pour apprendre vu que je n’y connais rien :p
    En tout cas c’est vraiment sympa ! J’ai hâte de voir la suite, peut-être que ça me donnera envie de me mettre au potager moi aussi 😉 Super initiative, bravo !

    Du coup si je comprends bien, le gros point de cette article, c’est l’observation. Ça existe des grilles récapitulatives pour savoir quoi observer ? J’ai déjà remarqué que cette qualité me faisait défaut, mais lorsque je regarde un jardin, je suis incapable de le déchiffrer vraiment.

    1. Bonjour Chloé, merci pour ton message 🙂 c’est super d’avoir des retours !

      L’idée n’était pas précisément d’avoir une grille de lecture pour savoir quoi observer.Bien que celle-ci pourrait servir quand on fait une expérience particulière, pour se remémorer d’observer un résultat par exemple, dans un but précis.

      Mais l’observation en général tel que proposée ici, ce serait plutôt de prendre le temps d’observer, et en l’absence de temps, observer quand même. Observer, si on pousse un peu la notion, nous pouvons aussi le formuler par “être présent”.

      A bientôt !

  2. Très chouette projet ! j’ai hâte d’en apprendre plus !

    Je n’y connais pas grand chose en arbre et arbuste mais il y a de très bonnes applications qui peuvent aider !

    1. Merci Céline,

      Oui effectivement Olivier nous a partagé l’appli plantnet, qui fonctionne bien, mais pour l’instant nous ne sommes pas sur le terrain donc il faudra patienter pour l’utiliser 😉

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