#6 Défi – Comment planter des tomates et installer une palissade anti-sangliers en quelques heures ?

Bonjour,
Dans cette série consacrée au démarrage du potager, nous allons parler du passé encore un tout petit peu, ensuite c’est parti on parlera de notre vrai nouveau potager en direct de sa création 🙂 #déménagement imminent 😀 !

Avez-vous déja vu un sol travaillé par un sanglier ?

Le festin des sangliers

Ce week-end là de novembre, j’étais parti voir des copains, Marion m’appelle dépitée et me dit, que les sangliers sont passés et que c’est carnage. Nous avions passé des heures et des heures à planter les centaines de poireaux au mois d’août.

Tous étaient éparpillés, racines à l’air, et les buttes piétinées, retournées.

Elle s’est retroussé les manches et avec rage elle a tout replanté dans la journée, en colère, et a rajouté un grillage à la palissade, qui n’avait pas suffit à bloquer leur passage.

Il y avait des espaces entre les planches, qui ont pu laisser passer des jeunes sangliers probablement.

Et là nous avons pensé aux gens dont c’est le travail, la source de revenu, et on s’est dit ce n’était que du loisir, nous avions de la chance.

Ce qui est sûr, c’est que la palissade était donc nécessaire.

La puissance du sanglier

En fait un sol travaillé par un sanglier c’est fou. Même quand c’est extrêmement dur, il est capable de tout retourner, cailloux, racines et en faire un champ de bataille. Donc s’il se retrouve dans le potager, où la terre est riche et meuble, je vous laisse imaginer.

C’est le paradis puisqu’il mange tout ce qui se trouve dans la terre, donc sous la paille, dans la terre meuble et arrosée, dans laquelle nous avions mis du compost et du fumier de cheval, c’était le resto gastronomique.

Depuis nous n’avons plus eu de sangliers, ou autre animaux qui fait de gros dégâts.

Il faut aussi préciser que nous avions pensé la palissade de manière à ne pas entraver le passage naturel des animaux. De chaque côté il y a la place de passer. Il peut arriver qu’un sanglier dévale parce qu’il fuie quelque chose, un chasseur par exemple, et ce n’est pas une pauvre palissade en bois qui l’arrêterait.

Autres prédateurs du potager

Nous avons eu des morceaux de tomates machouillées, peut-être par des oiseaux, nous avons eu quelques limaces, nous avons eu des traces de petit terrier sous la paille, sans voir qui s’y cachait, mais rien de grave.

Globalement la palissade a bien fait le taf depuis que le grillage est en place.

Construction initiale de la palissade

Revenons donc sur cette palissade :

Quand nous savions que nous allions déménager au mois de juin, nous étions très pressé de planter nos tomates en pleine terre. Pour pouvoir les transporter nous les avions plantées dans des gros bac en bois (fait en palettes), les pots étant trop petits pour qu’elles grandissent.

Bon, ça s’est avéré être un peu trop lourd à déplacer fatche de con ! Mais on a réussi sans se faire mal.

Mais du coup, avant même que l’on déménage, on allais au futur potager pour faire la palissade, et pour préparer le sol.

Il faut dire que ce potager, était dans une clairière en pleine forêt, loin des habitations, donc la faune y est très présente. On se doutait qu’il fallait protéger nos cultures.

En même temps que la réalisation de la palissade, nous avons pioché, parce que le motoculteur que l’on nous avait prêté “rebondissait” sur la terre. Il y avait plein de cailloux de la taille d’un kiwi et plus petite, ce qui en faisait un beau béton.

Nous avons donc décompacté à la pioche, enlevé le plus gros des cailloux, et transplanté nos tomates (entre autre).

Et pour la palissade, j’amenais des vieilles planches de récup’ d’un bardage de hangar en cours de démontage, et j’ai récupéré des grosses branches pour faire des poteaux.

Mes préférées sont les branches de ciprès. C’est un bois imputrescible : classe 5 naturellement.

Nous avons aussi acheté quelques planches de coffrages* pour compléter.

Pour enfoncer les poteaux dans la terre :

  • D’abord je pioche sur 20cm de profondeur, sur une petite zone (environ 15cm-20cm), j’enlève la terre.

 

  • Ensuite je re-pioche au fond du trou, sur 10-15cm de profondeur environ, sans enlever la terre cette fois-ci.

 

  • Je taille le poteau en pointe en sciant deux fois, à 90° entre les deux coupes, pour qu’il soit pointu et puisse s’enfoncer correctement.

 

  • J’amorce à la massette.
  • Il faut régulièrement contrôler visuellement l’à-plomb du poteau.
  • Quand ça devient dur, et que le poteau est droit, on passe à la masse. Doucement. Il faut faire attention à ne pas s’écraser les doigts qui tiennent le manche près de la masse, et attention à ne pas se taper les genoux quand on rate la cible. La masse peut vraiment vous taper sur la jambe si elle a pris de l’élan.
  • Ensuite je rajoute un mélange de cailloux de la taille d’un kiwi et plus petits (vous devez savoir pourquoi je choisis ces cailloux si vous avez suivi ^^) tout autour du poteau. Je les tape à la massette au fur et à mesure. Ca vient compacter le sol autour du pied de poteau.

Le poteau est alors bien stable. Pour que l’ensemble de la palissade soit stable par la suite :

  • Il faut aussi penser à éviter les grandes lignes droites : soit on fait des zig zag, soit des pans coupés.
  • Rajouter des jambes de force si besoin

Les tomates ont bien pris !

Conclusion

Donc pour vous protéger des sangliers, n’oubliez pas de grillager votre palissade.

Il existe aussi des fils électriques suffisamment costaud et au voltage élevé pour empêcher les sangliers de rentrer. C’est plus cher, mais plus discret aussi. Nous n’avons pas essayé donc je n’en parlerai pas plus que ça.

Un grand MERCI d’avance de nous avoir lu et pour les commentaires que vous nous laisserez 😉 pour nous donner des idées ou nous dire que vous avez lu tout simplement !

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2 réflexions sur « #6 Défi – Comment planter des tomates et installer une palissade anti-sangliers en quelques heures ? »

  1. Donc la solution serait palissade + grillage!

    Quid d’un épouvantail ? Est-ce que ça pourrait marcher avec les sangliers? (ou un épouvantail avec un fusil!)

    1. Salut !

      Disons que c’est une solution à tester, elle a bien fonctionné chez nous. Je ne crois pas à l’épouvantail car la présence humaine ne leur fait pas vraiment peur si on ne bouge pas. Alors un épouvantail qui ne bouge jamais, et qui n’a pas d’odeur, ils s’en ficheraient à mon avis.

      Le fusil oui ça fonctionne et ils s’en donnent à cœur joie nos amis chasseurs, mais on trouve pas ça très sympa de les butter, et ça rend la forêt dangereuse 6 mois par an donc on est pas fan !

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