#7 Défi – Embarquez pour la visite de notre potager avant qu’il ne soit potager !

Salut à tous,

Ca y est, c’est le grand moment de l’emménagement, je profite d’un espace entre deux cartons pour vous faire découvrir notre future zone de culture, à l’état initial, naturel.

C’est une suite de cet article : #2 Défi

Commençons la visite

 

Avant d’atteindre le potager, devant la maison, il y a une zone en gazon avec des oliviers :


Olivier sur gazon

Maison et oliviers

Nous avons choisi de ne pas la cultiver, par contre on laissera l’herbe naturelle revenir, et nous n’arroserons pas autant que nos prédécesseurs (1500l/soir l’été !). 

Cet endroit devrait rester un endroit détente, au frais sous les arbres.

Nous pensons utiliser une tondeuse cylindrique manuelle, je suis intéressé par vos retours d’expérience là-dessus (dans les commentaires sous l’article). Vu là petite surface, ça devrait suffire, et ça nous permettrait d’éviter l’achat un moteur.

Pour la petite histoire biodiversité, lorsque le gazon était semé à la volée, les fourmis se nourrissaient des graines. L’astuce de nos prédécesseurs, pour cesser ce hold-up, a été de mélanger les graines de gazon avec des graines d’insecticides … Pauvres fourmis 🙁

D’ailleurs pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait, je vous invite à lire le roman Les Fourmis de Bernard Werber, c’est passionnant !

Futur potager

Vous pouvez vous repérer sur la vue aérienne contenue dans cet artcicle #2 Défi

Ci-après une photo prise des quatre coins du futur potager.

Quand nous descendons de la maison, on arrive là :


Angle nord-est

 

 


Angle nord-ouest

 


Angle sud-ouest

 


Angle sud-est

Comprendre le sol

Ce qu’on peut faire avant de commencer à cultiver, c’est faire connaissance avec le sol : 

 

  • Pour ça, il est possible de sonder en creusant par ci par là et observer sur quoi on tombe, nous le ferons.

 

  • Il est possible de prendre des échantillons de terre à plusieurs endroits, à différentes profondeurs et de l’analyser, c’est ce que nous ferons aussi.

 

  • Il existe une autre technique :

Plantes bio-indicatrices*

 

J’ai découvert ça il n’y a pas longtemps, c’est pourtant une évidence une fois découvert !

L’idée c’est de se dire que chaque plante a besoin d’un milieu assez caractéristique pour arriver dans un terroir, et s’y plaire.

En observant les plantes qui sont en place naturellement, et connaissant leurs caractéristiques, il est possible de faire le raisonnement dans l’autre sens :

On va donc observer les plantes et les identifier. Ensuite il faudra trouver de quel milieu, quel habitat, quel terroir elles sont caractéristiques.

Cela va nous permettre de faire équipe avec la natureConnaissant son histoire, connaissant ses richesses, connaissant ses manques, ses besoins, nous serons à même d’en prendre soin.

Nous en saurons notamment davantage sur les éléments à apporter au départ, et les éléments à ne pas apporter, matière organique, azote, carbone, argile, etc.

Nous pourrons nous faire une idée de l’acidité du sol, et donc des plantes qui vont naturellement s’y plaire.

Nous pourrons nous faire une idée de la capacité du sol à retenir l’eau, ou à la drainer, afin de choisir des modes de cultures adaptés.

Pour bien comprendre la nuance : une approche alternative serait de faire passer le tractopelle du voisin (qui va construire un chemin) pour niveler le terrain, éventuellement avec le Brise Roche Hydraulique, et faire propre (il y a pas mal de buissons gênant).

L’énergie fossile déployée serait alors discutable, mais surtout, surtout, où se trouve l’astuce dans le fait :

  • D’anéantir une bonne partie de la vie du sol par compactage (engin de plusieurs tonnes), et mise à l’air de la vie microscopique sous-terraine (non adaptée aux UV et à l’oxygène pour les plus enfouis) ?

 

  • De supprimer les pompes à eau naturelles que sont les plantes et arbres en place ?

 

  • De se passer des réservoirs de biodiversité qui servent les abeilles qui pollinisent, les vers de terre qui amendent et labourent, et tout leurs camarades ?

 

  • De détruire les racines qui tiennent l’humus en place malgré les orages ?

 

  • D’enlever les brise vent que constituent ces bosquets ?

 

  • De ne pas conserver ces éléments qui créent des microclimats autour des bosquets : “plein sud”, “ombragé”, “mi-ombre exposé au mistral” ou “soleil le matin à l’abri du mistral” etc ?

 

  • De créer un désert finalement ?

 

Donc, une fois ce décor planté, allons saluer toutes ces plantes 🙂 

Plantes observées

Par ordre d’arrivée, nous avons (n’hésitez pas à commenter sous l’article si question ou correction, je ne suis sûr de rien) :

  • Herbe aux cinq coutures ou plantain lancéolé, famille des plantaginacées :

Herbe aux cinq coutures
  • Chicorée sauvage, famille des astéracées :

Chicorée sauvage

 

  • Fausse roquette, crucifère herbacée :

Fausse roquette

 

  • Dactyle aggloméré ? Attendons les fleurs pour que ce soit plus facile !

Dactyle aggloméré ?

 

  • Helianthème ? Attendons les fleurs pour que ce soit plus facile !

Hélianthème ?

 

  • Genévrier 

Genévrier

 

  • Chiendent des champs :

Chiendent des champs

 

  • Erable de Montpellier :

Erable de Montpellier

 

  • Alaterne, famille des Rhamnacées :

Feuille d’alaterne

 

  • Chêne :

Chêne

 

  • Et orchis géant : 

Orchis géant

Dans un prochain article nous détaillerons la foule d’informations que ces observations nous révèlent.

Compost

Et juste au passage, puisque on y est : en attendant de créer des zones de cultures dans lesquelles nous pourrons déposer nos épluchures de cuisine et autre ressources compostables, nous les déposons simplement parterre et nous y rajoutons de la paille pour l’équilibre carbone-azote.

A ce sujet, lire l’article : #5 Défi – Quelles techniques de compostage, quelle est la meilleure ?


Compostage de surface

 

Au plaisir de lire vos commentaires, de voir que vous vous êtes abonnés à nos news !

Bonnes fêtes de fin d’années, et bonnes observations, dans votre jardin ou ailleurs 😉

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