#8 Défi – Commencez votre potager avec vos plantes bio-indicatrices et diagnostiquez votre sol

Bonjour bonjour,

Comme nous l’avions évoqué lors de la première visite du terrain : https://jeune-pousse-permaculture.fr/7-defi-embarquez-pour-la-visite-de-notre-potager-avant-quil-ne-soit-potager/), l’observation générale, et l’observation des plantes bio-indicatrices en particulier, permettent de faire connaissance avec votre milieu.

Cela est essentiel si vous souhaitez comprendre le sens de ce que vous faites.

Il n’existe pas de recettes universelles, c’est cela qui est passionnant, il va falloir comprendre certains mécanismes pour savoir quoi faire 🙂

Mais il y a plein de place pour l’expérimentation donc au pire on teste des trucs et on déduit après  !

L’observation des plantes

Voici les caractères indicateurs des plantes observées chez nous :

Description Photo prise dans notre jardin Caractères indicateurs
Herbe aux cinq coutures ou plantain lancéolé, famille des plantaginacées – page 245


Herbe aux cinq coutures
Equilibre en eau – fertilisant – MO, bonne activité microbienne aérobie
Chicorée sauvage, famille des astéracées – page 131


Chicorée sauvage
Excès d’azote, richesse en bases, et blocage des éléments Phosphore et K Potassium car pH élevé. Compactage des sols limoneux riches en bases. Tassement des sols par piétinement provoquant des anaérobioses
Fausse roquette, crucifère herbacée de la famille – page 151


Fausse roquette
Richesse des sols en bases et en azote disponible ou non pour les cultures. Blocage des éléments nutritifs par pH élevé, compactage des sols.
Dactyle aggloméré ? Attendons les fleurs – p 147


Dactyle aggloméré ?
Sols plutôt secs et riches en bases. Engorgement des prairies en matière organique souvent d’origine animale de mauvaise qualité, sur sols secs, riches en bases,. Blocage des éléments nutritifs par les excès de MO, le PH élevé, le tassement des sols ou le compactage des limons.
Helianthème ? Attendons les fleurs – p 189

Hélianthème ?
Sols riches en bases, peu profonds, très secs en été, engorgés en MO carbonée archaïque. Carence en MO animale et en azote, sous-pâturage.
Genévrier – p 199


Genévrier
Absence de sols ou sols rocheux peu profonds, acides ou basiques. Sols très filtrants, à assèchement estival sévère. Sols très riches en bases, acides ou alcalins à pH souvent supérieur à 7.5. Engorgement en MO végétale archaïque, carence en Azote.
Chiendent des champs – p 154


Chiendent des champs
Fatigue des sols qui méritent une régénération par la prairie naturelle multiflore. Déstructuration des sols par les labours. Excès de nitrates et de potasse, compactage des sols limoneux à pH élevé, fort contraste hydrique.
Chêne pubescent


Chêne
Adaptation de l’arbre à la sécheresse

 

C’est assez complet, globalement on retrouve ce que l’on “sentait”, à savoir que le sol est sec, l’humus peu profond, et qu’il est calcaire, au pH élevé.

En observant plus de plantes, et peut être en différenciant les zones, et en associant des coefficients de présence, on pourrait mieux rentrer dans le détail. Mais pour démarrer c’est suffisant.

Comment identifier les plantes ?

Pour identifier les plantes que vous observez, vous pouvez vous servir de Plantnet : Il s’agit d’une application informatique au fonctionnement très simple, il faut prendre une photo de feuilles, de fleurs, et valider.

L’application vous propose alors les meilleures ressemblances avec les plantes enregistrées dans son catalogue.

J’ai découvert ça lors d’un covoiturage, avec un passionné d’oiseaux et d’environnement, merci Olivier !

Accès au site de cette appli : Pl@antnet : https://plantnet.org/

Une fois la liste réalisée, il vous faut faire des recherches sur chaque plante. Nous avons utilisé l’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices de Gérard Ducerf, volume 1. C’est un ouvrage de référence dans le domaine des plantes bio-indicatrices.

Humidité du sol ?

L’humidité du sol vous sera utile car c’est elle qui permet la transpiration des végétaux par les feuilles (notamment par des petits orifices appelés stomates).

  • Cette circulation du sol vers les feuilles permet d’acheminer les minéraux via la sève brute.

 

  • En outre, l’eau est nécessaire pour réaliser la photosynthèse oxygénique : 2n CO2 + 2n H2O + photons2(CH2O)n + 2n O2. En d’autres termes, de l’eau et du dioxyde de carbone, donnent du dioxygène, et du sucre : génial 🙂

 

  • Enfin, la présence d’eau permet l’ouverture des stomates qui permet de capter le CO2 nécessaire,  et donc de réaliser la photosynthèse, nécessaire à la croissance de la plante.

 

S’il n’y a pas d’eau, les stomates se ferment pour freiner la transpiration, la photosynthèse est ralentie, par manque d’eau et par manque de CO2.

En quantités variables selon les plantes que vous cultivez, l’eau est donc un élément capital.

Arrosage

Attention : l’humidité du sol est bien trop souvent assimilée à l’arrosage. Nous allons voir ici les principales astuces qui vous permettront de comprendre comment certains jardiniers n’arrosent presque pas.

Les avantages d’arroser peu sont multiples, surtout dans une situation de terrain sec. Arroser peu est une démarche de sobriété, et permet :

 

  1. De dépendre peu du bon fonctionnement du réseau et de la qualité de son eau.
  2. De faibles dépenses en eau (€).
  3. La préservation des nappes phréatiques.
  4. L’autonomie du jardin, moins de surveillance / arrosage.

Nous vous proposons de décrire comment l’humidité du sol ne dépend pas que de l’eau qu’on y apporte, mais comment l’humidité du sol dépend aussi (et beaucoup) de sa capacité à conserver l’humidité qui s’y trouve.

Cas du sol sec et très drainant

On peut observer le côté sec car la végétation est sèche : elle a de petites feuilles, de consistance sèche, et de petite tailles (à l’opposé des fougères, des bananiers), c’est ambiance garrigue ici.

Très drainant parce que même lorsqu’il a plu fortement, il n’y a pas de boue, pas de flaques, pas de zones où l’eau ruisselle.

Le fait que l’eau ne ruisselle pas nous apprend qu’il est inutile d’envisager de canaliser l’eau de surface, via des rigoles, ou des baissières, comme je l’avais imaginé lors des discussions en  commentaires de cet article : https://jeune-pousse-permaculture.fr/4-defi-les-5-choses-a-faire-pour-commencer-votre-potager/

Cela n’est peut-être pas le cas chez vous !

Et donc ici,  comment obtenir un sol humide sans avoir trop d’arrosage à faire ?

La conservation de l’eau dans le sol

La conservation de l’eau c’est d’abord identifier comment l’eau s’en va, et comment agir sur ça.

L’eau qui se trouve dans les couches superficielles du sol s’en va par évaporation. Et tout comme un drap qui sèche, plus il y a de vent et de chaleur, plus l’eau s’en va rapidement.

Ca c’est valable partout.

Protection solaire

Paillage

Donc vous allez protéger le sol de la chaleur du soleil, par une couverture. Un peu n’importe laquelle, pourvu qu’elle fasse de l’ombre au sol. C’est ce que l’on appelle le paillage*, qui peut se faire avec de la paille par exemple.

On peut aussi utiliser des branches, des feuilles, du foin, des pierres, des tuiles, etc, pour créer ce que tout le monde a déja observé, même en été : sous un caillou posé là depuis longtemps, c’est humide, et il y a pleins d’insectes qui vivent.

Il se trouve qu’en plus d’être humide, cette zone est également fertilisée et décompactée par ces petits habitants qui creusent des galeries et brassent des matières organiques, et ça ça vous intéresse aussi 🙂

Attention cependant, votre paillage doit couvrir une large zone. Dans la cas contraire, la petite zone paillée sera séchée par l’évaporation des zones non paillées alentours, par un phénomène de migration :

 

Ombre

Pour protéger du soleil les zones de sol où vous voulez conserver plus d’humidité encore, vous pouvez aussi faire grimper des plantes comme les tomates ou les courges sur des structures, et planter à leurs pieds.

Bien sûr, il est aussi possible de se placer sous un arbre. Il apporte de l’ombre, et de l’eau, puisque ses racines puisent profondément, et en remontant elles en diffusent une petite quantité au sol environnant.

Protection au vent complémentaire

Une fois que vous aurez paillé pour protéger le sol de la chaleur du soleil, alors vous aurez déja une bonne protection de la surface du sol au vent.

Mais le vent peut aussi sécher l’air et sécher les végétaux : leurs feuilles et leurs tiges. S’ils sèchent, ils vont sécher le sol d’une part, et surtout freiner leurs photosynthèse d’autre part. Par manque d’eau et de CO2 (les fameuses stomates qui se ferment).

SE placer a l’abris du vent

Il faut donc se placer à l’abri des vents dominants, car en plus de cet effet asséchant, ils peuvent tout simplement abîmer les plantes en cassant des branches, et emporter de l’humus (cela dit, ce dernier phénomène, appelé érosion éolienne, est quasi inexistant dans le cas d’un bon paillage).

Pour se placer à l’abri des vents dominants, il faut observer le terrain et les obstacles déja présents. Vous pouvez aussi aller sentir le vent quand il est fort. Remarquez les zones abritées et la direction du vent.

Parfois le vent contourne un relief, suit le fond d’une combe, donc son orientation locale peut être très différente du flux principal.

Une fois ces éléments repérés, vous connaîtrez les emplacements propices du point de vue “vent”, ou les endroits où créer des brises vents.

Les brises vent

Certains brises vents seront raisonnés à court terme, comme des canisses par exemple, d’autres à moyen terme, des structures de plantes grimpantes vivaces par exemple, et d’autres à long terme, comme une haie d’arbres.

Pesanteur

En plus de l’évaporation, il y a bien sûr la pesanteur qui emporte l’eau. Ceci est d’autant plus prononcé dans des sols drainant et/ou en pente.

Pour cela, il est donc utile d’augmenter la capacité du sol à retenir l’eau (diminuer son côté drainant), et de créer des zones moins pentues, pour éviter les phénomènes classiques d’érosion.

Humus et complexe argilo-humique

Le complexe argilo-humique, souvent désigné CAH, est de l’ultra haute technologie. C’est une astucieuse association de plusieurs éléments, qui favorise un sol fertile, vivant, à forte capacité de rétention d’eau et drainant à la fois.

Vous devriez avoir envie de vous acheter. Mais personne n’en vend ! C’est à créer chez soi ou dans un jardin partagé, et c’est gratuit.

Il est composé de :

Matières organique …

Les animaux, bactéries, microbes et champignons dégradent la matière organique pour former l’humus.

La couche superficielle de sol, sur laquelle la matière organique est dégradée, ne doit pas être enfouie pour que le processus de formation d’humus fonctionne. Il faut à la fois de l’oxygène, mais aussi de l’ombre et de l’humidité. En fait c’est ce qu’il se passe souvent dans la nature non modifiée, dans une forêt.

En l’absence de forêt, le paillage permet de recréer en partie ces conditions.

L’humus contient des nutriments dont les plantes vont se servir.

Pour que ces nutriments restent par là, et ne migrent pas ailleurs dans le sol, se faisant emporter par l’eau par exemple, cet humus est associé à de la matière minérale :

… associées à des matières minérales

La matière minérale, c’est la roche dégradée en éléments plus ou moins gros. Les plus petits sont souvent des argiles.

Elles ont un pouvoir collant pour des raisons de structures, et des raisons chimiques :

  • Leurs structures en lamelles reproduit ce que l’on observe à grande échelle, par exemple quand nous utilisions un microscope au collège et que la lamelle en verre collait, jusqu’à ce qu’on y rajoute de l’eau pour qu’elle se décolle ! Vous vous souvenez ?

 

  • Elle est aussi chargée négativement, ce qui lui permet de s’associer avec des ions minéraux positifs.

Et qui est-ce qui vient stabiliser tout ça ensemble pour que ce soit stable ? Les vers de terre et les champignons !

 

Conclusion

Dans votre jardin ou sur un lopin de terre que vous aurez déniché, avant d’intervenir :

  • Commencez par observer. Le sol, le milieu qui l’entoure, le vent, le soleil, les obstacles etc.
  • Identifiez les plantes grâce à plantnet ou autre.
  • Listez les caractères indicateurs de ces plantes grâce à l’encyclopédie des plantes bio-indicatrices par exemple.
  • Vérifiez la cohérence avec vos simples observations initiales.

Laissez reposer jusqu’au prochain article.

A bientôt, et pensez à partager ce contenu avec vos proches s’il vous a plu ! Et à nous offrir un commentaires, en pti cadeau allez, c’est Noël ? Ah non …

Rucher des Jeunes Pousses – On invite les abeilles !

Bonjour bonjour,

Ce n’est pas chez nous la photo hein ! On ne les as pas encore installées.

Je voit d’ici arriver la foule de question, “Mais votre terrain il est sec et calcaire, en pente, c’est quoi ce terrain plat avec cette herbe verte et tout et tout ?!” mais non rassurez-vous ^^.

En tout cas, heureux de vous retrouver pour aborder un nouveau sujet, les ruches au jardin !

Dans cette série, nous tenterons de répondre aux questions que l’on peut se poser à propos des abeilles domestiques.

  • Pour quelles raisons avoir des ruches ?
  • Quelles sont les avantages, les inconvénients ?
  • Quels effets sur un potager ?
  • Y a-t-il des obligations, de l’entretien ou de la surveillance ?
  • Combien ça coûte ?
  • Qui contacter pour se faire accompagner ?
  • Peut-on le faire seul ?
  • Comment obtenir du miel ?
  • De quel matériel a-t-on besoin ?
  • Quel distance doit-on respecter avec le voisinage ?
  • Comment faire si des enfants ont accès aux ruches ?
  • Quels sont les différents types de ruches ?
  • Etc.

Commencer à rajouter des questions pour que nous puissions y répondre au fur et à mesure du projet, et ça donne encore plus envie d’écrire et publier de voir vos questions 🙂

Aujourd’hui, c’est l’apicultrice qui nous accompagne dans ce projet qui le présente.

Le texte est original, sauf les choix de mise en gras et les sous-titres que j’ai rajouté.

Présentation du projet d’installation des ruches avec création des essaims 

Quelle type de ruches ?

Nous allons installer au printemps, début mai, deux ruches de type Warré, du nom de leur inventeur l’abbé Warré (1867-1951).

Baptisé « ruche populaire » par ce dernier, ce modèle, avec ses petites dimensions et son poids raisonnable, permettrait à chaque famille d’installer sa ruche au jardin et de produire son propre miel, trésor de bienfaits.

Photo qui n’est ni de nous, ni de chez nous

D’où viennent les abeilles ?

Nos essaims sont issus d’un rucher familial situé à Auriol.

La démarche consiste à extraire de ce rucher des cadres de couvain accompagné de ses abeilles nourrices, pour constituer deux nouveaux essaims orphelins, c’est-à-dire sans reine dans un premier temps.

L’importance vitale de la reine

Les essaims sont naturellement organisés autour de leur reine et de ses diffusions de phéromones.

Sans reine, tout essaim est voué à une mort certaine en quelques semaines.

Les abeilles sur cadres de couvain, extraites du rucher-source, vont donc très rapidement s’activer pour « fabriquer » leur nouvelle reine, à partir d’œufs présents dans le couvain.

Quelles sont les conditions de la réussite ?

Pour la réussite de cette opération, ces œufs doivent obligatoirement avoir moins de trois jours depuis la ponte.

En effet, après cette période les larves éclosent et seules celles destinées à produire des reines sont alimentées à la gelée royale par les abeilles nourrices.

Les autres, futures ouvrières et mâles, disposent uniquement d’un mélange sucré et protéiné de miel/pollen.

Peut-il y avoir plusieurs reines ?

Si plusieurs cellules de reines sont fabriquées par l’essaim orphelin, la première qui naîtra ira instantanément tuer toutes ses sœurs.

Sélection naturelle oblige.

Elle sortira ensuite de la ruche pour la seule fois de sa vie, afin d’être fécondée par plusieurs mâles, dits « faux-bourdons ». Cette poly-fécondation permet un brassage génétique assurant la pérennisation de l’espèce.

Nos essaims orphelins, très fragiles, et bien que dotés d’un cadre de miel, seront nourris artificiellement au sirop de sucre pendant plusieurs semaines pour les renforcer.

 L’instant fatidique : La reine a-t-elle pondu ?

 La création de la reine et sa fécondation couvrent une période d’environ 24 jours (dont 16 de l’œuf à la naissance).

Notre reine fécondée démarrera ensuite sa première ponte.

Nous pourrons alors ouvrir nos ruches entre le 36e et le 40e jour pour vérifier si le nouveau couvain operculé est présent. S’il ne l’est pas, nous aurons de fortes probabilités de devoir renouveler toute l’opération.

Et si la réponse est “non, ça n’a pas fonctionné :-(” ?

Si nos abeilles échouent, pour des raisons diverses (couvain trop vieux, abeilles fragilisées, reine ne retrouvant pas sa ruche après sa fécondation, ou insuffisamment fécondée, ou dévorée par divers prédateurs dont les oiseaux ou les frelons asiatiques lors de sa sortie…), nous pourrons réinsérer du couvain jeune avec des nourrices, courant juin et tant que les mâles persistent, c’est-à-dire quasiment tout l’été.

Il serait aussi possible d’intégrer une reine d’élevage, jusqu’à fin juillet.

Suite, et questions ?

Nous vous expliquerons plus en détails l’organisation de la ruche et sa manière de fonctionner tout au long de la mise en place du Rucher des Jeunes Pousses. Si vous avez des questions, n’hésitez pas !

Phase 1 : Choix de l’emplacement du rucher sur le terrain, courant janvier.


  1. Bio Abbé Warré : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Warr%C3%A9                                   
  2. « L’apiculture pour tous », 12e édition : http://gueguen.sebastien.free.fr/Auto-suffisance/5%20-%20Connaissance/Apiculture/l.apiculture.pour.tous.-.a.warre.-.12ed.-.v.4.0.-.103p.pdf
  3. La naissance des abeilles : http://gauneau.marcel.pagesperso-orange.fr/Html/aberepro.htm

Conseil de jardinier : Comment faire de vos résolutions des succès savoureux ?

Bonjour,

Je vous souhaite une excellente année pleine de réussite et de partage !

Découvrez ici une astuce pour vous aider à concrétiser une résolution ou un objectif que vous souhaitez atteindre.

Cela fonctionne pour tout types de projet ; la création de votre potager, de votre poulailler, ou autre.

Comment commencer malgré votre planning chargé ?

Nous avons tous beaucoup d’occupations, et un emploi du temps qui est souvent chargé.

Le travail, les trajets, les enfants, le sport, les sorties, les amis, la lecture, la musique, les films, cuisiner, bricoler, jardiner, la télé (ah ? Ça vous pouvez facilement supprimer 😉 ), il y a de quoi remplir nos quotidiens !

Il s’avère donc difficile d’insérer une nouvelle activité ou de démarrer un nouveau projet.

L’astuce que j’ai envie de vous partager est celle qui a été répandue par Descartes au 17ème siècle, il écrivait :

“(…) diviser chacune des difficultés que j’examinerais, en autant de parcelles qu’il se pourrait et qu’il serait requis pour les mieux résoudre.”

Descartes, Discours de la méthode. Deuxième partie. 1637.

En effet, vous aurez beaucoup plus de résultat si vous n’avez qu’une petite tâche (ce qu’il appelle ici “parcelle”) à réaliser à la fois. Elle ne devra prendre que quelques minutes et ne nécessiter ni matériel compliqué, ni réflexion pour commencer.

En plus d’aider à se mettre en action, le fait de diviser un projet en plusieurs tâches revêt d’autres avantages :

Optimiser votre temps

Le fait de se concentrer sur la réalisation d’une petite tâche qui peut démarrer immédiatement, permet d’être efficace. En effet, dès l’instant choisi, vous commencez à avancer.

Petit pas par petit pas, vous concrétisez la réalisation de votre objectif.

Célébrer le chemin au fil du parcours

Un autre avantage des petits pas, c’est que vous pouvez célébrer la réussite de chacun de ces pas. Nul besoin d’avoir tout terminé pour être content.

Cela vous permet d’avoir la sensation agréable du travail accompli, alors que vous n’y aurez peut-être consacré que quelques minutes par jour.

Un outil puissant pour faire les choses dans le bon ordre

Découper une réalisation en de multiples étapes permet de bien réfléchir en amont et de mieux anticiper les besoins.

Par exemple, vous penserez probablement à prendre les mesures dont vous avez besoin ou à lister les matériaux qu’il vous faut, choses que vous ne ferez peut-être pas si vous vous lancez tête baissée dans la réalisation.

Comment découper un projet complet en petites tâches : exemple

Ce que je vous conseille c’est de commencer par visualiser les “jalons” :

Un jalon c’est le moment où une étape se termine, ce qui déclenche le début d’une autre. Et dans ces étapes il y a des tâches.

Par exemple en ce moment je suis dans l’étape “conception” de notre futur poulailler.

J’ai terminé la tâche “croquis et brainstorming visuel”, qui nous a permis de discuter avec Marion à propos de l’esthétique :

Un croquis = une tâche de l’étape conception

La prochaine tâche est l’implantation de l’enclos avec des piquets et des ficelles sur l’emplacement que nous avons choisi, pour valider le choix des dimensions retenues.

Une fois cette tâche terminée, je passerai à la tâche dessin de l’enclos et de la cabane, aux cotes réelles, avec les points de détails.

Puis je regarderai ce que j’ai comme matériaux pour essayer de les intégrer dans la construction, ce qui me fera peaufiner le dessin pour utiliser un maximum de matériaux de récup’.

Ensuite, je listerai ce qu’il nous faut acheter. L’étape conception sera alors terminée.

L’étape préfabrication démarrera. Et ainsi de suite.

Chacune des étapes est constituée de tâches, et prépare le terrain pour la prochaine.

Si nous avions commencé par planter des poteaux et fixer du grillage, nous aurions peut-être recommencé pour un problème d’esthétique, ou bien d’ergonomie.

En effet, nous sommes d’accord sur le choix d’un grillage d’enclos bas, avec la cabane par-dessus. C’est le dessin qui permet d’échanger et décider (même si je suis seul concerné, je fais toujours un dessin avant de bricoler quelque chose).

En procédant dans l’ordre et par petit pas, nous allons obtenir exactement ce que nous avions décidé, en profitant des étapes tranquillement.

 

Cet article participe à l’évènement “Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions” du blog Devenez meilleur.

Sur le même thème vous pouvez y découvrir un article sur les micro tâches.

#7 Défi – Embarquez pour la visite de notre potager avant qu’il ne soit potager !

Salut à tous,

Ca y est, c’est le grand moment de l’emménagement, je profite d’un espace entre deux cartons pour vous faire découvrir notre future zone de culture, à l’état initial, naturel.

C’est une suite de cet article : #2 Défi

Commençons la visite

 

Avant d’atteindre le potager, devant la maison, il y a une zone en gazon avec des oliviers :


Olivier sur gazon

Maison et oliviers

Nous avons choisi de ne pas la cultiver, par contre on laissera l’herbe naturelle revenir, et nous n’arroserons pas autant que nos prédécesseurs (1500l/soir l’été !). 

Cet endroit devrait rester un endroit détente, au frais sous les arbres.

Nous pensons utiliser une tondeuse cylindrique manuelle, je suis intéressé par vos retours d’expérience là-dessus (dans les commentaires sous l’article). Vu là petite surface, ça devrait suffire, et ça nous permettrait d’éviter l’achat un moteur.

Pour la petite histoire biodiversité, lorsque le gazon était semé à la volée, les fourmis se nourrissaient des graines. L’astuce de nos prédécesseurs, pour cesser ce hold-up, a été de mélanger les graines de gazon avec des graines d’insecticides … Pauvres fourmis 🙁

D’ailleurs pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait, je vous invite à lire le roman Les Fourmis de Bernard Werber, c’est passionnant !

Futur potager

Vous pouvez vous repérer sur la vue aérienne contenue dans cet artcicle #2 Défi

Ci-après une photo prise des quatre coins du futur potager.

Quand nous descendons de la maison, on arrive là :


Angle nord-est

 

 


Angle nord-ouest

 


Angle sud-ouest

 


Angle sud-est

Comprendre le sol

Ce qu’on peut faire avant de commencer à cultiver, c’est faire connaissance avec le sol : 

 

  • Pour ça, il est possible de sonder en creusant par ci par là et observer sur quoi on tombe, nous le ferons.

 

  • Il est possible de prendre des échantillons de terre à plusieurs endroits, à différentes profondeurs et de l’analyser, c’est ce que nous ferons aussi.

 

  • Il existe une autre technique :

Plantes bio-indicatrices*

 

J’ai découvert ça il n’y a pas longtemps, c’est pourtant une évidence une fois découvert !

L’idée c’est de se dire que chaque plante a besoin d’un milieu assez caractéristique pour arriver dans un terroir, et s’y plaire.

En observant les plantes qui sont en place naturellement, et connaissant leurs caractéristiques, il est possible de faire le raisonnement dans l’autre sens :

On va donc observer les plantes et les identifier. Ensuite il faudra trouver de quel milieu, quel habitat, quel terroir elles sont caractéristiques.

Cela va nous permettre de faire équipe avec la natureConnaissant son histoire, connaissant ses richesses, connaissant ses manques, ses besoins, nous serons à même d’en prendre soin.

Nous en saurons notamment davantage sur les éléments à apporter au départ, et les éléments à ne pas apporter, matière organique, azote, carbone, argile, etc.

Nous pourrons nous faire une idée de l’acidité du sol, et donc des plantes qui vont naturellement s’y plaire.

Nous pourrons nous faire une idée de la capacité du sol à retenir l’eau, ou à la drainer, afin de choisir des modes de cultures adaptés.

Pour bien comprendre la nuance : une approche alternative serait de faire passer le tractopelle du voisin (qui va construire un chemin) pour niveler le terrain, éventuellement avec le Brise Roche Hydraulique, et faire propre (il y a pas mal de buissons gênant).

L’énergie fossile déployée serait alors discutable, mais surtout, surtout, où se trouve l’astuce dans le fait :

  • D’anéantir une bonne partie de la vie du sol par compactage (engin de plusieurs tonnes), et mise à l’air de la vie microscopique sous-terraine (non adaptée aux UV et à l’oxygène pour les plus enfouis) ?

 

  • De supprimer les pompes à eau naturelles que sont les plantes et arbres en place ?

 

  • De se passer des réservoirs de biodiversité qui servent les abeilles qui pollinisent, les vers de terre qui amendent et labourent, et tout leurs camarades ?

 

  • De détruire les racines qui tiennent l’humus en place malgré les orages ?

 

  • D’enlever les brise vent que constituent ces bosquets ?

 

  • De ne pas conserver ces éléments qui créent des microclimats autour des bosquets : “plein sud”, “ombragé”, “mi-ombre exposé au mistral” ou “soleil le matin à l’abri du mistral” etc ?

 

  • De créer un désert finalement ?

 

Donc, une fois ce décor planté, allons saluer toutes ces plantes 🙂 

Plantes observées

Par ordre d’arrivée, nous avons (n’hésitez pas à commenter sous l’article si question ou correction, je ne suis sûr de rien) :

  • Herbe aux cinq coutures ou plantain lancéolé, famille des plantaginacées :

Herbe aux cinq coutures
  • Chicorée sauvage, famille des astéracées :

Chicorée sauvage

 

  • Fausse roquette, crucifère herbacée :

Fausse roquette

 

  • Dactyle aggloméré ? Attendons les fleurs pour que ce soit plus facile !

Dactyle aggloméré ?

 

  • Helianthème ? Attendons les fleurs pour que ce soit plus facile !

Hélianthème ?

 

  • Genévrier 

Genévrier

 

  • Chiendent des champs :

Chiendent des champs

 

  • Erable de Montpellier :

Erable de Montpellier

 

  • Alaterne, famille des Rhamnacées :

Feuille d’alaterne

 

  • Chêne :

Chêne

 

  • Et orchis géant : 

Orchis géant

Dans un prochain article nous détaillerons la foule d’informations que ces observations nous révèlent.

Compost

Et juste au passage, puisque on y est : en attendant de créer des zones de cultures dans lesquelles nous pourrons déposer nos épluchures de cuisine et autre ressources compostables, nous les déposons simplement parterre et nous y rajoutons de la paille pour l’équilibre carbone-azote.

A ce sujet, lire l’article : #5 Défi – Quelles techniques de compostage, quelle est la meilleure ?


Compostage de surface

 

Au plaisir de lire vos commentaires, de voir que vous vous êtes abonnés à nos news !

Bonnes fêtes de fin d’années, et bonnes observations, dans votre jardin ou ailleurs 😉

#6 Défi – Comment planter des tomates et installer une palissade anti-sangliers en quelques heures ?

Bonjour,
Dans cette série consacrée au démarrage du potager, nous allons parler du passé encore un tout petit peu, ensuite c’est parti on parlera de notre vrai nouveau potager en direct de sa création 🙂 #déménagement imminent 😀 !

Avez-vous déja vu un sol travaillé par un sanglier ?

Le festin des sangliers

Ce week-end là de novembre, j’étais parti voir des copains, Marion m’appelle dépitée et me dit, que les sangliers sont passés et que c’est carnage. Nous avions passé des heures et des heures à planter les centaines de poireaux au mois d’août.

Tous étaient éparpillés, racines à l’air, et les buttes piétinées, retournées.

Elle s’est retroussé les manches et avec rage elle a tout replanté dans la journée, en colère, et a rajouté un grillage à la palissade, qui n’avait pas suffit à bloquer leur passage.

Il y avait des espaces entre les planches, qui ont pu laisser passer des jeunes sangliers probablement.

Et là nous avons pensé aux gens dont c’est le travail, la source de revenu, et on s’est dit ce n’était que du loisir, nous avions de la chance.

Ce qui est sûr, c’est que la palissade était donc nécessaire.

La puissance du sanglier

En fait un sol travaillé par un sanglier c’est fou. Même quand c’est extrêmement dur, il est capable de tout retourner, cailloux, racines et en faire un champ de bataille. Donc s’il se retrouve dans le potager, où la terre est riche et meuble, je vous laisse imaginer.

C’est le paradis puisqu’il mange tout ce qui se trouve dans la terre, donc sous la paille, dans la terre meuble et arrosée, dans laquelle nous avions mis du compost et du fumier de cheval, c’était le resto gastronomique.

Depuis nous n’avons plus eu de sangliers, ou autre animaux qui fait de gros dégâts.

Il faut aussi préciser que nous avions pensé la palissade de manière à ne pas entraver le passage naturel des animaux. De chaque côté il y a la place de passer. Il peut arriver qu’un sanglier dévale parce qu’il fuie quelque chose, un chasseur par exemple, et ce n’est pas une pauvre palissade en bois qui l’arrêterait.

Autres prédateurs du potager

Nous avons eu des morceaux de tomates machouillées, peut-être par des oiseaux, nous avons eu quelques limaces, nous avons eu des traces de petit terrier sous la paille, sans voir qui s’y cachait, mais rien de grave.

Globalement la palissade a bien fait le taf depuis que le grillage est en place.

Construction initiale de la palissade

Revenons donc sur cette palissade :

Quand nous savions que nous allions déménager au mois de juin, nous étions très pressé de planter nos tomates en pleine terre. Pour pouvoir les transporter nous les avions plantées dans des gros bac en bois (fait en palettes), les pots étant trop petits pour qu’elles grandissent.

Bon, ça s’est avéré être un peu trop lourd à déplacer fatche de con ! Mais on a réussi sans se faire mal.

Mais du coup, avant même que l’on déménage, on allais au futur potager pour faire la palissade, et pour préparer le sol.

Il faut dire que ce potager, était dans une clairière en pleine forêt, loin des habitations, donc la faune y est très présente. On se doutait qu’il fallait protéger nos cultures.

En même temps que la réalisation de la palissade, nous avons pioché, parce que le motoculteur que l’on nous avait prêté “rebondissait” sur la terre. Il y avait plein de cailloux de la taille d’un kiwi et plus petite, ce qui en faisait un beau béton.

Nous avons donc décompacté à la pioche, enlevé le plus gros des cailloux, et transplanté nos tomates (entre autre).

Et pour la palissade, j’amenais des vieilles planches de récup’ d’un bardage de hangar en cours de démontage, et j’ai récupéré des grosses branches pour faire des poteaux.

Mes préférées sont les branches de ciprès. C’est un bois imputrescible : classe 5 naturellement.

Nous avons aussi acheté quelques planches de coffrages* pour compléter.

Pour enfoncer les poteaux dans la terre :

  • D’abord je pioche sur 20cm de profondeur, sur une petite zone (environ 15cm-20cm), j’enlève la terre.

 

  • Ensuite je re-pioche au fond du trou, sur 10-15cm de profondeur environ, sans enlever la terre cette fois-ci.

 

  • Je taille le poteau en pointe en sciant deux fois, à 90° entre les deux coupes, pour qu’il soit pointu et puisse s’enfoncer correctement.

 

  • J’amorce à la massette.
  • Il faut régulièrement contrôler visuellement l’à-plomb du poteau.
  • Quand ça devient dur, et que le poteau est droit, on passe à la masse. Doucement. Il faut faire attention à ne pas s’écraser les doigts qui tiennent le manche près de la masse, et attention à ne pas se taper les genoux quand on rate la cible. La masse peut vraiment vous taper sur la jambe si elle a pris de l’élan.
  • Ensuite je rajoute un mélange de cailloux de la taille d’un kiwi et plus petits (vous devez savoir pourquoi je choisis ces cailloux si vous avez suivi ^^) tout autour du poteau. Je les tape à la massette au fur et à mesure. Ca vient compacter le sol autour du pied de poteau.

Le poteau est alors bien stable. Pour que l’ensemble de la palissade soit stable par la suite :

  • Il faut aussi penser à éviter les grandes lignes droites : soit on fait des zig zag, soit des pans coupés.
  • Rajouter des jambes de force si besoin

Les tomates ont bien pris !

Conclusion

Donc pour vous protéger des sangliers, n’oubliez pas de grillager votre palissade.

Il existe aussi des fils électriques suffisamment costaud et au voltage élevé pour empêcher les sangliers de rentrer. C’est plus cher, mais plus discret aussi. Nous n’avons pas essayé donc je n’en parlerai pas plus que ça.

Un grand MERCI d’avance de nous avoir lu et pour les commentaires que vous nous laisserez 😉 pour nous donner des idées ou nous dire que vous avez lu tout simplement !

A+

#5 Défi – Quelles techniques de compostage, quelle est la meilleure ?

Bonjour les jeunes pousses,

Nous nous rapprochons du but : début du déménagement dans trois semaines 😀

Pour ceux qui ne nous connaissent pas, à l’époque de la rédaction de l’article nous nous sommes dans un Défi création d’un potager en permaculture ! 

En attendant, on range et rassemble tout ce qu’on peut, on ramasse des branches dans le sous bois en prévision du futur potager, mais ce n’est pas le sujet du jour ! Le sujet du jour c’est un drôle de déchet, le déchet de cuisine !

 

Les personnes qui ne se sont pas encore posé la question utilise forcément leur poubelle pour ça. D’autres se sont déjà posé la question mais n’ont pas trouvé d’alternative satisfaisante, ça leur va comme ça.

Et encore d’autres, se demandent si finalement il n’y aurait pas mieux à faire avec. Alors, quelles sont vos possibilités ?

Cela dépend de votre lieu de vie, commençons par la ville pour terminer par la campagne.

En ville

Lombricompost

Nous arrivions dans le nouvel appartement dans lequel mon frère et sa famille venaient d’emménager en plein centre de Grenoble, il n’y avait pas de terrasse, juste une petite loggia au Nord, et un mini balcon au sud.

Et après quelques instants, il me fit découvrir son “lombricompost”. J’en avais entendu parler mais je n’en n’avais pas vu “en vrai” ni rencontré d’utilisateur !

Il était ravi du fonctionnement, presque déçu de n’avoir aucun résidu ! La seule récolte est un jus qui se récupère via un petit robinet en bas. Il dilue ce jus, et s’en sert pour arroser ses plantes.

Le principe du lombricompostage est assez simple, il y a un couvercle, on dépose les restes et épluchures, et on ajoute de temps en temps un peu de carton (pour l’équilibrage du carbone-azote), les vers de terre font le reste !

Il est possible d’agrandir simplement le système en rajoutant un module. Le module s’emboîte sur le dessus.

Ils ont fini par mettre le lombricompost carrément à l’intérieur de l’appartement (il était sur la loggia mais l’hiver il y faisait froid), et ont appris à alimenter le compost de façon à n’avoir aucun moucheron, c’est à dire en maîtrisant la quantité de matières sucrées (les épluchures de fruits notamment).

Ca me semble une excellente solution pour ceux qui n’ont pas de jardin.

Compostage en ville

Une autre option qui se développe est le compostage en ville. Encore à Grenoble, il s’est mis en place récemment des conteneurs spécifiques pour cela.

Comme nous n’habitons pas en ville, nous ne connaissons pas toutes les méthodes existantes, mais il est certain qu’il est possible de ne pas jeter ses déchets de cuisine à la poubelle normale.

Si vous habitez en ville et pouvez partager votre retour d’expérience dans les commentaires, ça serait super intéressant pour nous et les futurs lecteurs, merci d’avance !

Campagne

Ah, là on connaît mieux 🙂

Les poules

Poulailler n°2 de Cédric et Marion

Si vous avez des poules, vous pouvez leur donner une bonne partie des restes de cuisine. Mais attention, on ne doit pas donner tout et n’importe quoi aux poules, et on ne doit pas non plus leur en donner en trop grande quantité.

Grosso modo, elles mangeront avec plaisir ce que vous mangeriez aussi, avec un peu plus de tolérance, mais pas beaucoup. Tout les restes c’est bon, mais pour les épluchures, il ne faut pas leur donner d’oignon, d’agrumes, ce genre de choses.

Et si on leur en donne trop, il est possible qu’elles ne mangent pas équilibré. La disponibilité immédiate peut leur donner envie de manger toutes ces épluchures sucrées, pendant qu’elles vont délaisser les graines, dont elles ont pourtant besoin. Cela est à nuancer avec le type d’alimentation qu’elles ont :

En effet, si vos poules vivent dans un grand pré, alors elles ont accès à une grande quantité de nourriture variée, elles ne manqueront probablement de rien.

Mais si elles sont dans un enclos relativement petit, il n’y aura jamais grand chose d’autre à manger que les graines, et les épluchures/restes que vous leur donnez. C’est dans ce cas là qu’il faut équilibrer les choses.

Le jet dans la nature

Une façon simple et efficace de se débarrasser de tout ça, c’est de les déposer dans la nature tout simplement, peu importe où, juste à un endroit qui ne dérange personne, mais c’est bien plus pertinent que d’utiliser sa poubelle.

L’inconvénient, c’est que vous n’en récupérez rien.

Composteur

Le composteur est un objet dans lequel on dépose ces matières, il peut être individuel ou collectif. Nous n’en n’avons jamais utilisé, donc je vous invite à trouver des informations sur d’autres sites, il y en a pleins.

Mon avis personnel, c’est que j’ai compris l’intérêt d’en vendre, mais pas d’en acheter. Je pense que c’est un objet dont on peut se passer sans véritable concession.

En outre, ça limite la présence d’air dans le mélange, pourtant nécessaire à la décomposition, et ça empêche de mélanger de temps en temps.

Donc je penche en faveur des deux dernières options.

Cela dit, nous sommes très intéressés par vos avis et retours d’expérience, ainsi que les lecteurs qui passeront après vous, donc partagez ça dans les commentaires !

Le tas

“Technique de base” pas de fioritures, on a des épluchures, on les balance toujours au même endroit, ce qui constitue un tas. Pas de déchet.

Oui ça marche, mais  on peut faire mieux 🙂

En fait ce tas va être très humide, compact, et donc il ne pas y avoir assez d’oxygène. Donc la décomposition au cœur va être lente.

Pour ça il faut ajouter des matières qui permettent d’absorber l’excès d’humidité, et d’aérer l’ensemble.

En outre, les déchets de cuisine sont de la famille des matières azotées (parce qu’ils contiennent de l’azote …) et pour un bon compostage, les matières azotées doivent être en présence de matière carbonées (qui contiennent du …).

Les matières qui contiennent du carbone sont celles qui sont sèches, marron, du genre la paille (tiens, elle est encore là elle ?), les feuilles sèches, les brindilles.

Donc la paille est un super matériau à recycler dans votre compost, puisqu’il va absorber, aérer et apporter du carbone.

Le tas d’épluchures-paille en train de composter

Et pour que tout ça se passe de manière un peu homogène, vous pouvez touiller de temps en temps, soit avec un bâton, soit avec une fourche, ça dépend de la taille du tas.

La fourche, l’outils idéal pour homogénéiser ce tas

Ensuite, soit vous utilisez le tas pour le mettre sur vos zones de culture, soit vous le tamisez pour en faire du terreau.

Là on a fait ça depuis quelques semaines parce qu’on sait que l’on déménage, et que donc la dernière technique est moins pertinente dans ce cas là. En effet, on emportera directement le tas pour l’utiliser dans notre futur jardin.

Le mélange en or ! Paille – épluchures

Mais c’est quoi la meilleure dernière technique au fait ?

La meilleure technique c’est aussi la plus simple :

Le compostage de surface

Cela consiste à déposer directement sur vos zones de cultures tout les restes et les épluchures.

Il suffit de déposer le contenu du saladier sous le paillage (un saladier s’étale sur environ 1m50) et c’est terminé.

Pas d’odeur, pas de problème, pas de retournement, et vous améliorez votre sol tout en lui apportant de l’eau, et en fournissant de la nourriture à toute la micro-biodiversité, qui travaille sans relâche à alléger le sol, le nourrir, alimenter les cultures.

Petit conseil : utilisez un saladier en verre et un couvercle pour éviter les moucherons. Cela permet de ne pas avoir à trier ce que l’on met dedans, car cela bloque les moucherons qui pourraient être attiré par le sucre. Et le verre est facile à nettoyer.

Un saladier en verre est facile à nettoyer

A vos composts, près feu, plantez !

Laissez un commentaires sous l’article pour nous faire coucou, merci, à très bientôt !

#4 Défi – Les 5 choses à faire pour commencer votre potager

Salut les jeunes pousses,

C’est le quatrième article de la série consacrée à notre défi création d’un potager en permaculture  (cliquez dessus pour le découvrir). Bon, le défi à commencé d’un point de vue de ce blog, mais comme vous l’avez compris, notre nouveau potager n’a pas encore démarré puisque nous n’avons pas encore déménagé !

Le premier article sur notre démarrage, devrait être le premier article de 2019 ! En attendant, cet article essaie de répondre à une question simple : par quoi commencer quand on créé un potager ?

1. Pourquoi commencer par le plus facile ?

Pour arriver à commencer

Il faut commencer par le plus facile, d’abord pour ne pas que vous restiez au stade de projet. Si vous n’avez jamais vraiment jardiné, et que vous projetez de faire une baissière* sur 20m en déplaçant 18 tonnes de terre, il y a fort à parier que vous ne ferez rien du tout.

Pour éprouver du plaisir même après quelques mois

De plus, quand nous démarrons quelque chose, nous avons un élan de motivation, une excitation de découvrir la nouveauté, une addiction à l’apprentissage.
Mais il est possible que tout cela s’estompe assez vite, avec l’habitude. Et si nous avons une baisse de motivation, à un moment où il n’y a pas encore le résultat gratifiant que nous attendions, mais qu’il y a plein de choses à faire en même temps, nous prenons le risque d’être déçu, au point de laisser tomber.
Donc commencez par exemple par des tomates, du basilic, des salades, et éventuellement des fleurs (Souci, Capucine, Oeillet d’Inde).

2. Plants ou semis ?

Il y a trois possibilités :

Quand on débute, on part des plants :

Les plants, sont déjà en terre, prêts à être plantés. Vous pourrez soit vous les faire offrir par votre ami voisin qui a fait trop de semis, soit les acheter au marché, ou en pépinière.
Anticipez cette étape, c’est à dire sachez à l’avance à quelle date vous auriez besoin de plants, toujours en demandant à ceux qui le savent déja autour de vous, et puis voyez si vous pourrez en récupérer, et si non, renseignez vous sur les lieux de ventes.
Plants de tomates

Semis

Il est aussi possible de partir de graines, que vous planterez vous même en terre, ou dans des petits godets remplis de terreau.
Ces graines vous pourrez vous les faire offrir par un ami voisin qui en récupère chaque année sur ses plants, ou bien à la grainothèque la plus proche de chez vous.
Vous avez aussi la possibilité de les acheter sur internet.
Semis qui sortent du terreau

Vos graines

 

Où bien on part de ses propres graines, mais si vous débutez, en général vous n’en avez pas. C’est ce que nous vous recommanderons de faire par la suite.

En effet, vous récupérerez les graines des plants qui se sont le mieux senti au sein de votre habitat : l’exposition, la terre, l’humidité, le vent, votre façon de jardiner etc etc. Cela va très rapidement sélectionner naturellement les plants qui sont tout simplement les meilleurs plants du monde pour pousser ici.

 

Semis sur la table basse au printemps

 

3. Choisir le terrain de jeu

Choisir une zone au soleil, pas trop pentue et plutôt abritée du vent si vous avez le choix.
Disposez une épaisse couche de paille* sur votre future zone de culture (cliquez sur paille* pour accéder au glossaire)
Botte de paille dans le potager

4. Les outils

Pour commencer il vous faut quelques outils.
Pour vous aiguiller, voici les outils que nous utilisons dans notre potager :

La bêche à dent

C’est un outils très sollicité, la jonction avec le manche doit être profonde, le manche épais, et la partie en acier doit être forgée et épaisse. Ce qui en fait un outils lourd.
Cet outils sert à décompacter la terre sans la retourner, il est préférable de l’utiliser quand la terre est juste humide, c’est à dire ni sèche, ni trempée.
En effet, lorsque la terre est sèche, l’outils ne rentre pas assez, et s’il rentre, le risque de le tordre est bien trop grand.
Et quand la terre est trempée, l’outils colle et c’est très difficile. Il faut donc observer et choisir le bon moment pour bêcher 🙂
Bêche à dent

La houe

La houe est une petite pioche plate et légère qui sert souvent pour décompacter des mottes ou déplacer de la terre sur quelques dizaines de centimètres.

 

Houe

Le rateau

Le rateau sert dès que l’on souhaite rassembler de la terre ou des cailloux, aplanir une zone, etc.

Mais quand il s’accroche sur un côté et que progressivement il prend du jeu dans sa maigre jonction avec le manche, c’est très triste. Oooooh 🙁

Mais il est possible de renforcer votre rateau ! Aaaaaah 🙂

Rateau

Depuis que j’ai fait ça, il est robuste comme une pioche 😉 deux perçages et du fil de fer, et le tour est joué.

La pelle

Utile pour déplacer des cailloux, de la terre, charger la brouette …

 

Pelle

La pioche

L’outils du bourrin par excellence. Ce n’est pas l’ami des permaculteurs, mais il reste très utile pour se défouler, pour enlever un gros caillou, ou taper dans de la terre vraiment trop dure.

Pioche

La masse

Contrairement aux apparences, la masse peut s’utiliser en douceur. En effet, grâce à son poids, elle permet d’enfoncer des poteaux dans la terre facilement ! Cela n’est pas forcément utile, ça dépend de la faune environnante, et donc de votre besoin de clôturer ou non.

 

Masse

5.L’arrosage

L’arrosage ne se fait jamais par aspersion (un grand jet d’eau en l’air).
L’aspersion mouille beaucoup les feuilles, pas beaucoup le sol, alors que l’objectif c’est de mouiller le sol, mais pas beaucoup les feuilles (l’humidité favorise les maladies et la prolifération de certains insectes non invités).
Nous avons expérimenté l’arrosoir, le tuyau, le réseau de tuyau, le goutte à goutte.
Nous irons de plus en plus vers l’arrosage naturel (parfois appelé à tort “pas d’arrosage”, mais c’est plus subtil que ça, nous y reviendrons quand nous ferons notre potager 3).

L’arrosoir

Je pense que pour commencer, l’arrosoir suffit. Par contre il ne faut pas avoir à faire 30m avec l’arrosoir rempli. Vous devez rapprocher le point d’eau de vos plants, et permettre un remplissage simple de l’arrosoir.
Par exemple vous planterez un piquet sur lequel un robinet sera alimenté par le tuyau. Ainsi vous pourrez remplir l’arrosoir peinard.

Le tuyau ou réseau de tuyaux

 

Tuyaux d’arrosage au potager

En fait si vous n’avez qu’une seule ligne, un tuyau fait bien l’affaire. Mais dès que vous aurez plusieurs lignes, le tuyau est assez pénible car il a une fâcheuse tendance à vous suivre et écraser les plants qui sont derrière vous.

A vous de voir avec votre configuration.

Quand ça devient grand, il est possible de faire un réseau de tuyau, avec du tuyau éventuellement rigide, et des vannes ou robinets aux extrémités pour pouvoir arroser sur quelques mètres.
Mais voilà, c’est tout de suite compliqué alors qu’au début ça n’est pas sûr que ce soit utile, donc ne commencez pas par ça 😉

Le goutte à goutte programmable ou non

C’est très pratique, et cela permet de s’absenter plus facilement qu’avec un arrosage à l’arrosoir, mais pour débuter, il me semble que ce n’est pas la priorité, surtout dans une optique de permaculture.

D’autant que ce n’est pas très facile d’installer tout ça, autant commencer par le travail du sol et des légumes eux-mêmes.

 

Goutte à goutte

Arrosage naturel

L’arrosage naturel c’est le fait de ne pas apporter d’eau artificiellement. Par contre, nous allons chercher à utiliser toutes les formes d’eau disponibles, à les capter, les stocker, et ne plus la laisser partir.

Ce sujet sera développé au cours de la création de notre potager 3 !

 

Bon démarrage à tout ceux qui se lancent !

A très bientôt, on attends vos questions et commentaires en dessous de l’article, et partagez le avec vos proches, ça pourrait les intéresser 🙂

 

#3 Défi – Ca veut dire quoi pour vous permaculture ?

Salut les jeunes pousses,

C’est le troisième article de la série consacrée à notre défi création d’un potager en permaculture  (cliquez dessus pour le découvrir).

Nos potagers jusqu’à aujourd’hui

L’arrosage

La production phare du potager, surtout au début, c’était les tomates. On en plantait environ 60 pieds et on en avait des kilos par semaine pendant le pic de production.

Chaque année nous avons testé un système d’arrosage différent, mais en voyant la quantité d’eau nécessaire, et le temps que ça nous prenait, on s’est renseigné et nous avons commencé à comprendre comment fonctionnait l’érosion et l’évaporation.

Et à partir du moment où l’on s’est intéressé à ça, on est rapidement arrivé à l’idée de pailler le sol pour les limiter !

Le paillage

Pailler c’est mettre une couche de paille (ou d’autre chose) pour recouvrir le sol autour des plantes, sur une zone assez large.

C’est une méthode extrêmement répandue car très facile et efficace, pour plusieurs raisons. D’abord pour conserver la terre humide. En effet, en la recouvrant d’une épaisseur de matière, le soleil n’atteint plus la surface du sol, ni la forte chaleur, ni le vent. Et ce sont bien ces trois éléments qui sèchent le sol.

De plus, le paillage protège des pluies fortes, il amortit les gouttes et les dépose délicatement sur le sol. Ce qui fait que l’eau rentre dans la terre, au lieu de ruisseler et de la tasser.

On avait aussi le problème de la terre qui durcissait et se compactait dès le séchage (terre argileuse) et donc il fallait souvent piocher autour des plants pour que l’eau d’arrosage pénètre dans le sol, et ne fasse pas que ruisseler.

Là aussi, le paillage est une réponse. 

En bonus, nous avons remarqué le développement inouï de la biodiversité sous la paille, dont des milliers de tunneliers-motoculteurs (tout les animaux et champignons qui vivent sous terre, dont le célèbre vers de terre) qui décompactent, nourrissent le sol : génial !

L’association des cultures

Au fur et à mesure, en se renseignant, nous avons aussi fait la connaissance du monde merveilleux de l’association des cultures, pour éviter tel ou tel inconvénient !

Juste un exemple, quand nous alignions toutes les tomates ensembles, malheureusement il était tout à fait normal d’obtenir des élevages de pucerons par les fourmis. Les pucerons sont alors protégés des coccinelles par les fourmis. Les fourmis sont nourries par les pucerons.

Et là nous aurions pu chercher des produits de lutte contre les fourmis ou les pucerons, au détriment de la vie du sol et la qualité des légumes, mais nous avons préféré légèrement éloigner les plants de tomates les uns des autres et planter des œillets d’inde, du basilic, des poivrons, de la coriandre, des aubergines.

Permaculteurs or not permaculteurs ?

Il est arrivé ces dernières années qu’on nous demande “ah vous faites de la permaculture ?” “euhhh je sais pas”. Et puis de temps en temps. “Votre potager, vous le faites en permaculture ?” “Ben c’est à dire ?”
Et c’est intéressant de voir le doute que ce terme créé, à la fois chez le questionné, et à la fois chez le questionneur, quand on lui renvoie la balle 🙂

Nous en avions discuté avec Marion, dans le doute nous nous étions dit que nous n’avions qu’à répondre “non, mais nous utilisons des techniques de permaculture”.

Permaculteurs

Aujourd’hui, nous sortons de terre (jeunes pousses) et nous répondrons “oui” quand la question nous sera posée !

Pourquoi permaculture et pas jardin naturel, ou jardin biologique, ou agro-écologie ?

En fait je crois que ce qui donne envie de rejoindre la permaculture ce n’est pas la technique, ce n’est pas ce que l’on fait concrètement au jardin ; c’est la logique générale, la démarche qui nous motive.

“Concrètement”, essayons de citer quatre points qui, lorsqu’ils sont réunis, feraient passer une pratique, quelles que soient les techniques utilisées, à quelque chose qui a un rapport avec la permaculture :

* 1. Attachement émotionnel à la vie du sol et la biodiversité.

* 2. Priorité au long terme et maximiser la résilience.

* 3. Donner envie à d’autres, aider, se faire aider, apprendre sans cesse.

* 4. Elargir progressivement le terrain de jeu : d’abord un petit potager, puis un grand, puis le jardin entier, puis le jardin et la maison, les voisins etc etc.

Quoi qu’il en soit, tout ce que nous allons faire dans le jardin sera intéressant indépendamment de la définition personnelle de chacun sur la permaculture ! (J’espère !)

Et pour vous c’est quoi la permaculture ? Le potager ? L’agro-écologie ? Qu’est-ce qui vous intéresse ?

Laissez nous votre réponse en commentaires sous l’article !

A bientôt !

 

Comment nos poules ont été mangées 4 fois et plus jamais depuis ? #poulailler

Salut les jeunes pousses !

Il y a 5 ans, on fermait la trappe du poulailler, à chaque tombée de la nuit. Et chaque matin, on la ré-ouvrait pour laisser sortir les poules dans leur enclos grillagé.

Mais un soir, on ne pouvait pas être rentré avant la nuit, elles se sont fait  attaquer par un renard (probablement) qui en a mordu une et en a emporté une autre sur les trois.
Cela renforçait la nécessité d’être systématiquement là le soir pour fermer la trappe …

Une autre fois, nous les avions fait sortir dans le grand jardin, en dehors de l’enclos. Mais à l’approche de l’obscurité, au lieu de rentrer dans le poulailler, elles se dispersèrent dans le jardin, à la recherche d’une cachette. Quand on s’en est aperçu, nous les avons cherchées puis ramenées, sauf une. Et son dernier cri pendant la nuit indiqua le début d’un bon repas pour un heureux passant.

Une fois de plus, la nécessité d’être attentif quotidiennement se manifestait. On demandait à notre famille ou nos amis d’aller ouvrir et fermer en notre absence, pas super pratique …

De temps en temps on les laissait aller dans le jardin, mais elles ont dévoré nos salades, et retourné les petits plants dans le potager avec leurs griffes.

Donc on leur a fait deuxième enclos bien plus grand cette fois, qui les empêchait d’aller jusqu’au potager. Mais au printemps, en pleine journée, alors que nous pensions qu’elles étaient en sécurité, nos 4 poules se sont fait manger à nouveau.

En se renseignant auprès des voisins, nous avions conclu que c’était tout à fait exceptionnel de se faire attaquer en journée, donc 1 mois plus tard, nous avions de nouveau des poules, et nous les laissions dans ce grand enclos (grillagé je précise). Mais de nouveau, couic. Nous avions été repéré comme un terrain de chasse idéal…

C’est à partir de là que nous avons construit un enclos “blindé”, pour répondre aux deux besoins que l’expérience nous avait montré : sécurité des poules la journée, et sécurité des poules le soir quand nous ne sommes pas là pour fermer la trappe de leur cabane.

Depuis, nous ne nous sommes jamais plus fait manger nos poules.

Nous allons construire un nouveau poulailler, nous en profiterons pour bien détailler comment nous avions fait sur les deux précédents, et comment nous allons faire pour celui-ci.

Et d’ailleurs, quels sont les obstacles que vous rencontrez autour de la réflexion ou la construction de votre poulailler ? Motivez-vous à poser les questions en commentaires, cela nous permettra grâce à vous de cibler les articles sur les réponses les plus intéressantes 🙂

Merci à bientôt !

Découvrez aussi la série consacrée à notre défi création d’un potager en permaculture (cliquez dessus pour le découvrir)

#2 Défi – Quelle serait cette compétence rare et indispensable en permaculture ?

Salut les jeunes pousses,

C’est le deuxième article de la série consacrée à notre défi création d’un potager en permaculture  (cliquez dessus pour le découvrir).

Les nouvelles

Notre date d’emménagement va peut-être se décaler , tant pis, nous ne sommes plus à quelques semaines près. Mais pour patienter, laissez moi vous raconter une petite histoire …

L’histoire

A mon retour du potager, avec quelques tomates et du basilic, Marion me demanda :

– “Ca va, tout va bien au potager ?”. Je lui répondis avec un air rassurant :

– “Oui oui tout va bien” en me demandant quand même si je répondais pleinement à sa question. Les fois suivantes, j’étoffai mes analyses :

– “Oui oui le potager va bien, je pense qu’il faudra arroser demain, là ça va” mais je ne me sentais jamais sûr de la pertinence de ma réponse …

Toujours moi : “Ca va bien, l’arrosage goutte à goutte fonctionne et la palissade anti-sangliers n’est pas cassée”

–  Encore moi : “Oui super, on a une salade et 6 tomates !”

Un jour où c’est elle qui remontait du potager, j’en profitai pour lui demander : “Ca va, tout va bien au potager ?”.

Elle me répondis “Ben je sais pas trop, le bout des feuilles de certaines tomates au fond à gauche a blanchi, mais bon elle font des fruits. Après celles du fond à droite elles sont bien vertes avec des feuilles plus grosses, par contre il n’y a pas de fruits. Les haricots mange-tout qu’on a plantés, ils rampent c’est bizarre, on va se renseigner s’ils n’ont pas besoin de grimper sur un grillage. Il y avait aussi pleins de petites fraises sous les feuilles, on ne les voit pas, j’en ai ramené regarde. Et j’en ai profité pour enlever l’herbe qui commençait à pousser. Après j’ai l’impression que dans la petite serre, il fait trop chaud, j’ai mis des morceaux de bois pour caler la trappe, pour que l’air passe, que ça ventile. J’ai raccroché quelques branches de tomates avec les ficelles aussi. Et y a pleins d’araignées dans la paille ! Tu verras, c’est marrant le concombre s’est coincé tout seul dans le grillage il faudra le couper en deux pour le sortir de là. Les poivrons ont bien pris ça va. Et les fèves qu’on a déplacées se portent bien. (…) ” etc etc …

 

La différence majeure ?

L’observation

L’observation est une compétence qui se développe et s’entretient.

Pour ma part, je n’ai l’habitude d’observer qu’à des moments précis, quand j’en ai besoin pour décider si je dois faire quelque chose, quelque chose d’autre ou rien du tout. Tandis que Marion, semblerait-il, observe tout le temps, beaucoup.

1ère observation de notre futur habitat

Venons-en au fait, qu’avons-nous donc commencé à observer ?

Nous sommes allés trois fois sur le terrain quelques minutes, à des heures différentes de la journée, et sans plus attendre je vous propose une petite photo matinale du lieu :

Vue du futur potager

 

Sur le plan ci-après, la photo est prise depuis la flèche bleue :

Vue aérienne du futur potager

Le futur potager principal

Pente et ensoleillement

La zone du potager principal est en pente moyenne, orientée vers le sud / sud-ouest, et il n’y a pas d’obstacles en dehors du terrain qui pourrait faire de l’ombre.

L’exposition est favorable à un bon ensoleillement. Mais il y a un pin à l’extrémité sud, qui fait beaucoup d’ombre le matin. Nous prendrons le temps d’observer s’il est pertinent de le toucher ou pas.

Il y a également quelques arbres et arbustes, mais de taille petite ou moyenne, donc a priori tout à fait invités dans un potager.

Sol

Le sol semble dur et caillouteux en surface, mais c’est en creusant que nous pourront mieux nous en rendre compte. La végétation est typique du climat méditerranéen, et typique d’un sol sec et calcaire : thym, romarin. On note aussi l’impressions que le sol semble érodé : peu d’épaisseur de terre.

Arbres

J’aimerais bien connaître le nom des arbres et buissons que l’on voit sur la photo, si vous en connaissez, partagez-les dans les commentaires ! Merci par avance 🙂

Vents

La pente du terrain, la maison, et les arbres, offrent une protection vis à vis du vent d’est. C’est un vent associé à la pluie et à un air doux. Par contre nous pensons que nous sommes exposés, modérément, mais exposés quand même, au mistral froid, sec, et parfois très violent.

Faune

Côté faune, ça ne change pas de ce que nous avions avant, à savoir sangliers, renards. Concernant les oiseaux, insectes, rongeurs, etc, nous n’avons encore rien observé.

Il nous reste des milliers de choses à observer, que nous ne manquerons pas de vous partager. Si déja vous avez des remarques, conseils à nous donner (le nom des arbres ?), ou un feed back sur l’arcticle, essayez de mettre un commentaire, ça nous fera super plaisir !

A très bientôt !

Jeune Pousse Cédric