Vidéo – Pour planter des carottes, il faut … ? Hum ? Tamiser la terre

Cailloux et tamisage

Dans le cas de la carotte, il est important que la racine ne rencontre pas d’obstacles, comme des cailloux, car elle va avoir tendance à bloquer contre, ou bien à se diviser.

En tout cas, la croissance de la racine en volume sera ralentie, et comme c’est la racine que nous mangeons, c’est dommage.

Il faut donc mieux planter dans une terre tamisée. Pour tamiser on peut enlever les cailloux à la main comme au début de la vidéo.

Avantages de la technique à la main :

  • Peu physique
  • Pas besoin d’outils
  • Rapide à mettre en place
  • Peut être fait à plusieurs en même temps

Inconvénients de la technique à la main :

  • Long si on tamise seul
  • N’enlève pas tous les cailloux

On peut aussi utiliser un tamis comme dans la deuxième partie de  la vidéo.

Ici il s’agit de récup : on utilise la porte du poulailler provisoire !

 

Que l’on voit bien dans cette vidéo :

 

 

Une fois positionné dans la zone de culture en création, ça donne ça :

Avantage de la technique du tamis :

  • C’est plus rapide surtout si on tamise seul
  • Ca tamise beaucoup plus fin

Inconvénient de la technique du tamis :

  • C’est plus physique
  • Besoin d’un tamis (si c’est récup’ comme ici c’est cool)
  • Plus long à mettre en place
  • Pas très adapté au travail à plusieurs en même temps

Astuce : avec le tamis, il est possible de régler la grosseur des cailloux rejetés avec deux- trois paramètres, surtout les deux premiers :

  • La grosseur de maille du grillage, celui-là est intuitif.
  • L’inclinaison du tamis : si vous voulez tamiser plus fin que la grosseur de maille que vous avez à disposition, il suffit d’incliner plus : les petites pierres dévalent alors souvent jusqu’en bas, même si elles sont plus petites que la maille.
  • La longueur totale du tamis joue aussi : s’il est très long, la-dite pierre aura plus de chances de passer à travers 😉

Avant de tamiser, il faut enlever les gros cailloux, pour voir la vidéo, c’est ici :

Carottes

Dans le Guide Terre Vivante du potager bio[i], on peut lire que « La carotte apprécie les sols riches et plutôt légers. Attention : certaines variétés ne réussissent pas dans toutes les régions.

  • Dose de semis : 3-4g / 10m²
  • 900-950 graines / 1g
  • Production des Nantaises améliorées : 25-30kg/10m² »

La période de semis dépend des variétés.

Ici nous plantons des semences de chez Kokopelli[ii], association qui fait un travail remarquable en collaboration avec des producteurs, pour diffuser des semences reproductibles.

Ici il s’agit donc de Nantaise améliorée : https://kokopelli-semences.fr/fr/p/P0602-nantaise-amelioree (environ 3€ le sachet),

Elle se sème entre février et juillet, cela est écrit au dos du sachet de graines.

Evidemment, les chiffres sont à utiliser avec vigilance, par exemple on ne peut pas conclure qu’avec 4g, nous aurons 3600 carottes !

Déjà il y a un éclaircissage quand les plantes auront 3 feuilles, c’est dire qu’on ne conservera qu’un plant tous les 5cm. Et ensuite il a des pertes possibles à toute les phases.

En fait, si ça fonctionne, dans le cas de la carotte, nous serons déjà super contents, car pour l’instant on ne maîtrise pas le sujet. Mais si ça ne fonctionne pas, on pourra réessayer, autrement, en se renseignant, et en demandant conseil à d’autres jardiniers.

Autres informations indiquées sur la fiche de la semence, sur le site internet :

  • Période de récolte : Juin à Novembre
  • Culture : en serre
  • Exposition : ensoleillée
  • Besoin en eau : moyen
  • Nature du sol : tout type de sol
  • Qualité du sol : drainé, meumble, riche
  • Cycle semencier : bisannuel

Nous lirons vos question ou conseils avec plaisir dans les commentaires, à bientôt !

Cédric

 

 

 

[i] Jean-Paul Thorez et Christian Boué, Le Guide Terre Vivante du potager bio, cultiver, soigner, conserver, Editions Terre Vivante. P.160

https://boutique.terrevivante.org/librairie/livres/2676/guide-terre-vivante/458-le-guide-terre-vivante-du-potager-bio.htm

[ii] https://kokopelli-semences.fr/fr/page/qui-sommes-nous

 

Vidéo – Planter de l’Ail, et azote : industrie ou fabacées ?

Vidéo de plantation de l’ail et des fèves :

Ail

Pour planter l’ail, il suffit de séparer les gousses et de faire apparaître la jeune pousse. Jeune pousse que l’on positionnera vers le haut au moment de l’enfoncer dans la terre.

Une fois enfoncée dans la terre, faire un petit arrosage, puis humidifier légèrement de temps en temps. L’ail n’apprécie pas l’humidité permanente donc il faut y aller mollo.

Sur une zone on a paillé avec 5cm de paille, et une semaine après juste à côté on en a mis d’autres et nous n’avons pas paillé, c’est sorti dans les deux cas.

Donc il vaut mieux pailler, pour favoriser la vie du sol, y compris celle les bactéries dont nous allons voir une des raisons juste après.

Le paillage permet également de protéger le sol des intempéries, de l’érosion, des UV, de la création d’une croûte, de la pousse d’herbes non invitées (merci Claire, qui se reconnaîtra, pour ce terme juste !), etc.

Azote

Gérard Ducerf[i] explique que « Si les plantes photo-synthétisent d’énormes quantités de sucres (…) elles ont par contre beaucoup de difficulté à s’approprier les 1,5% d’azote, N dont elles ont besoin pour synthétiser notamment les acides aminés.

Elles sont donc obligées de passer par les services de bactéries aérobies du sol : les azotobacters et les bactéries nitrifiantes. Les unes fixent l’azote atmosphérique N2 et les autres le rendent assimilable par les plantes en le transformant en nitrates. »

Comment apporter ce précieux azote ? Ne pourrait-on pas se passer de ces bactéries ?

L’approche XXème siècle pour apporter de l’azote :

  1. Régulièrement utiliser des fongicides, bactéricides et insecticides pour être certain d’avoir nettoyé le sol.
  2. Fabriquer industriellement ce qui nous manque (usine à gaz) et le répandre :

On peut lire sur le site d’un industriel[ii] :  «Les engrais azotés représentent dans l’industrie mondiale 100 millions de tonnes de divers produits par an.

Les engrais azotés comprennent de nombreux types de produits liquides et solides, parmi lesquels les plus communs sont l’ammoniac (NH3), le nitrate d’ammonium et l’urée.

(…) Cela se passe à haute pression et température en utilisant le procédé de Haber (200-400 bars et environ 450 °C). L’ammoniac anhydre est stocké sous forme liquide sous pression ou réfrigéré.

Pour faciliter sa manipulation, il est souvent converti dans d’autres types d’engrais. Dans la première étape, l’acide nitrique est produit à partir d’un mélange d’ammoniac et air suivi de l’absorption de l’oxyde nitrique gazeux dans l’eau.

L’acide nitrique concentré (50 à 70%) et l’ammoniac gazeux sont ensuite mélangés dans un réservoir et une réaction de neutralisation se produit à 100-180°C, ce qui conduit au nitrate d’ammonium.

Un autre engrais azoté très utilisé est l’urée qui est produite par la réaction de l’ammoniac avec du dioxyde de carbone à haute pression. Le nitrate d’ammonium et l’urée peuvent tous les deux être ensuite concentrés et convertis en solides (pastilles ou granulés). Il est possible aussi de combiner l’urée avec une solution de nitrate d’ammonium pour fabriquer une solution d’urée de nitrate d’ammonium ou UAN. »

 

Ce processus n’est-il pas en train de nous proposer de produire du CO2 en forant la planète et en cramant du gaz pour nous vendre de l’air et de la pisse, sous forme assimilable par la plante ?

Est-ce qu’on a vérifié qu’il n’y a pas plus astucieux ?

Une approche durable pour apporter l’azote :

Dans un article de binette-et-cornichon[iii] (et oui là tout de suite ça fait moins sérieux ^^), on peut lire une brève et qualitative explication de l’alternative :

« Certaines plantes (ndlr Fabacées, ou légumineuses, particulièrement) ont la capacité de prélever l’azote de l’air et de le restituer dans le sol au niveau des racines. L’azote étant un élément fertilisant important avec le potassium et le phosphate.

En réalité c’est le résultat d’une symbiose avec diverses bactéries présentent dans le sol. Celles-ci infectent la plante au niveau des racines et forment des nodosités (…)

La plante fournie de l’énergie issue de la photosynthèse et des sucres. En retour, les bactéries fournissent des acides aminés. De l’azote est ainsi produit lors de ces échanges. Il se retrouve alors dans le sol ou stocké par la plante (1). »

Les fèves

Dans la famille des fabacées, qui poussent très bien, et qui se mangent, on a les fèves ! « Engrais vert » car fixatrice d’azote, elles distribuent de l’azote dans le sol pendant leur vie.

Elles apportent également de la biomasse aérienne et sous-terraine à une période où le potager a besoin d’être occupé. A sa fin de vie, ses racines, feuilles et branches se décomposeront sur place, et amendent le sol, tout en l’aérant (espaces vides laissées par les racines).

Cela favorise le cercle vertueux d’un sol vivant.

Rappelons que l’air atmosphérique est constitué principalement d’azote, environ 5 fois plus que d’oxygène : (78% de diazote, 21% de dioxygène , 1% d’autre gaz.

La solution du XXème siècle ne pouvait donc qu’être provisoire !

Frein politique versus action individuelle ?

Seulement voilà, la dure tâche de nos collectivités c’est de gérer leur budget, maintenir une économie en bonne santé. Et au XXème siècle, une économie en bonne santé c’est « la valeur totale de la production de richesse »[iv].

Sauf que récupérer de l’eau de pluie, planter des fèves, installer des ruches, et même aider quelqu’un, donner un concert gratuit, isoler sa maison en paille, manger des plantes sauvages, se déplacer en vélo etc etc. ne sont pas comptabilisés comme production de richesse dans ce PIB.

Ces actions de plus en plus populaires, doivent être COMPENSÉES quelque part, pour créer cette richesse qu’il manque pour alimenter la bête.

Ca m’attriste et me met en colère cette absurdité, je pense qu’on tourne autour du pot au lieu de prendre ce taureau par les cornes.

Les solutions techniques existent à 99% si nous observons bien, on a bien sûr encore quelques trucs à découvrir, mais le reste c’est juste de vaincre cette procrastination, c’est de s’y mettre et se fédérer autour de l’apprentissage, rejoindre les initiatives, ou associations existantes ; et rapidement, les collectivités viendraient en soutien aux initiatives citoyennes si la dynamique était plus forte.

Un démarrage possible à l’échelle individuelle, puisque ce n’est pas encore au programme officiel d’apprendre à vivre avec moins d’industrie (nourriture, logement, santé, gouvernance, etc : comment ça se fait ?), je crois que c’est d’apprendre à savoir-faire, pour diminuer notre poids, notre dépendance, en augmentant nos connaissances et nos actions sur les besoins basiques (eau, nourriture, logement, gouvernance, santé) et ainsi notre capacité à coopérer.

Et vous vous en pensez quoi? Dites-le en commentaires, merci.

Bonne journée !

Ps : « J’ai tellement appris de mes erreurs, que j’espère en faire d’autres » disait Bill Mollison[v], c’est relaxant 😊

Mais sachez que Damien Dekarz[vi] dit aussi avoir remarqué que les fabacées et alliacées poussent moins bien ensemble que séparément.

En général il sait de quoi il parle. Donc peut-être essayez de faire les deux, ensemble et séparé.

Ainsi, vous allez voir ce que ça donne chez vous. Ca me fait penser qu’on aurait pu en replanter ailleurs après avoir appris ce retour d’expérience, allez vite au jardin, il nous en reste à planter !

 

 

[i] L’encyclopédie des Plantes bio-indicatrices, alimentaires et médicinales : Guide de diagnostic des sols Volume 1. Editions Pomotaure. Vol 1. https://www.promonature.com/produit/pack-3-volumes-de-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices

 

[ii] http://guichon-vannes.com/engrais-azotes/

 

[iii] http://binette-et-cornichon.com/a/fixation-azote/

 

[iv] https://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut

 

[v] Livre « Introduction à la Permaculture » de Bill Mollison, aux éditions Paserelle Eco http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=1708

 

[vi] Livre « La permaculture au jardin mois par mois » aux éditions Terran https://www.terran.fr/permaculture-jardin-mois-par-mois-dekarz-livre-editions-terran.html

 

Vidéo – Cette configuration où la butte n’est pas adaptée à la permaculture

Avantage de la butte en bref

Le principe de la butte en permaculture est bien connue.

Et pour cause, c’est une approche très efficace, rapidement productive, et qui s’adapte à beaucoup d’endroit.

Seulement voilà, il est intéressant de comprendre pourquoi on ferait une butte, ses avantages, et ses inconvénients.

Vidéo à propos de notre expérience de terrain caillouteux

Objectif et priorités de la zone à créer ?

Donc revenons juste un pas en arrière, que voulez-vous faire ?

Vous voulez probablement créer un sol meuble, fertile, vivant, autonome ; c’est à dire qui entretient sa fertilité et qui n’a besoin de rien d’autre que la vie du sol, vos restes de cuisine, votre paillage et la biodiversité qui meure sur place.

Mais chaque configuration est différente, parlons-donc de la nôtre :

Terrain en pente vers le sud-ouest, très sec et très drainant, dans une région très ensoleillée, et exposée au vent sec (mistral).  

L’autonomie en eau de la zone de culture est clairement le défi le plus exigeant.

Pour tout le reste, y compris la facilité de mise en oeuvre au départ, une butte est plus facile.

Façonner son autonomie en eau ?

Ici la butte voudrait dire plus d’arrosage. Et plus d’arrosage ça veut dire plus de fragilité du système. Cela veut dire une zone de culture dépendante de notre arrosage quotidien l’été.

Plus généralement, cela veut dire une méthode de culture dépendante d’un réseau d’eau public.

En effet, aujourd’hui, nous faisons partie de l’immense majorité des citoyens à ne pas savoir vivre sans le réseau d’eau public.

Une culture humaine permanente est par définition solide, donc elle ne dépend pas de trop d’éléments fragiles.

Dans l’idée de contribuer aux savoir-faire permaculturels au sens que je l’entends, je préfère donc concevoir et construire des systèmes qui allègent notre poids, plutôt que des systèmes encore dépendants, fragiles, transitoires.

Vu le contexte écologique, et la transition en cours, quand on a le choix de contribuer à la résilience de notre mode de vie, plus souvent qu’on ne le pense, pourquoi se priver ? Méconnaissance, désespoir, flemme, déni, … ? 

Allez on y va :

CONCRÈTEMENT ON FAIT COMMENT ?

Le but premier, c’est donc de créer une zone dans laquelle on puisse faire pousser des légumes.

On ne s’en rend pas bien compte sur les images de chez nous, mais la pioche rebondit sur les cailloux un coup sur deux, parfois même sur la roche mère, c’est impressionnant …

Mais comme vous l’aurez peut-être pré-senti, ou vu dans la vidéo, dans cette zone plein soleil, nous n’avons pas choisi de faire une butte.

Pour revenir sur l’aspect “technique” du truc : Si une butte est réalisée sur une zone étanche ou à forte capacité de retenir l’eau (du béton, de la terre argileuse, une zone humide, etc) alors on a pas le soucis dont je parle ici.

Notre configuration c’est le contraire, notre sol est une passoire à flotte, même quand il pleut très fort, il n’y a pas une goutte d’eau sur le sol, ça s’enfonce immédiatement.

Maintenant qu’on a vu la quantité de cailloux, on comprends pourquoi. En effet, chaque caillou crée des interstices autour desquels l’eau peut s’infiltrer.

Donc réaliser une butte là dessus ça aurait donné un truc comme ça :

Par gravité, et par capillarité, l’eau et les oligo-éléments migrent vers le bas et vers les côtés.

En outre, le séchage par le soleil et le vent sont accélérés en comparaison d’une zone à plat. En effet, cette butte présente une plus grande surface d’évaporation pour un volume donné cultivable.

Au tout début on s’était dit qu’on allait, et on nous l’a conseillé, capter l’eau avec des creux, qu’on appelle baissière*. Mais que nenni, il n’y a pas d’eau en surface quand il pleut, déja, et même s’il y en avait ça arrive qu’il ne pleuve même pas une fois entre juin et septembre donc l’efficacité du truc euh …

On donc préféré créer ça :

Alors pour l’instant il n’y a que la zone amont qui est en caillou, mais la zone aval sera faite également, en créant une seconde zone de culture en contre bas.

La grande différence, c’est que notre zone de culture, qui est le réservoir d’eau, est enterrée.

Le fait d’être enterrée ne dispense pas de dissiper généreusement son humidité à la terre environnante, par capillarité. Même pleine de cailloux, la terre à cette faculté de faire circuler de l’eau à l’horizontale. C’est notamment l’argile qui équilibre l’humidité.

Illustration du phénomène qui pose problème :

Mais ce phénomène intéressant est à éviter dans notre cas, on préfère conserver l’humidité dans la zone de culture, ou en profondeur, mais pas sur les côtés. On a donc rompu cette capillarité, c’est pour ça qu’il y a les zones en cailloux sur les côtés.

L’avantage de ces cailloux, c’est aussi de mettre à l’ombre, au frais, et à l’abri du vent, la zone qui jouxte la zone de culture, ainsi l’humidité est conservée au fond.

Nous avons choisi cette technique car ce sont les matériaux trouvés sur place. Nous n’aurions jamais été cherché tous ces cailloux exprès pour ça !

Plus tard nous ferons peut être une butte dans une zone à mi-ombre en contrebas.

Et vous, quelles sont vos techniques de culture ? Partagez ça dans les commentaires pour que les prochains lecteurs en profitent !

Bon jardinage, à bientôt !

Vidéo – Enfin de la place pour planter vos tomates à l’intérieur ! DIY étagère à semis

Vidéo

SEMIS DE LÉGUMES

Pour gagner de la place et exploiter au mieux la lumière qui rentre chez vous, vous pouvez construire une étagère à semis, à adapter aux dimensions de l’espace dont vous disposez.

Idéalement elle présente une légère pente pour laisser la lumière passer, et c’est sympa esthétiquement.

Vous n’êtes pas obligé de faire « un échaffaudage » en terme de dimension comme m’a dit Marion ahaha !

Réalisation

Pour savoir comment réaliser cette étagère, recevez notre livre numérique gratuit dans lequel il y a les 9 étapes détaillées (emplacement, croquis, liste de courses avec prix, coupe, montage, …).

Il vous suffit de vous abonner au blog juste sous cet article.

Vous y trouverez également un chapitre qui explique sur ce qu’il faut savoir avant d’avoir un poulailler et nos conseils pour le réaliser vous même, et un chapitre dédié à la construction de votre établi.

Si vous aviez déjà reçu le livre, ne vous en faites pas, nous vous avons envoyé la version du livre mise à jour. A votre service 😉

A bientôt !

Vidéo – Comment récolter les poireaux dans la terre gelée ?

Quand on ramasse un poireau, on tire dessus.

Mais si la terre est gelée, alors on le casse.

Dans cette vidéo, nous montrons juste comment utiliser la pelle pour ramasser vos poireaux sans les casser dans la terre gelée.

Musique planante et ralenti vous plongeront dans un univers parallèle durant quelques secondes … 😉

A+

Vidéo – Deux actions pour démarrer votre potager

Aujourd’hui on va parler de ce qu’il est possible de faire pour commencer, au tout début, à partir de rien, son potager.

COMPOST

Et déja l’une des premières choses, c’est de récupérer toutes les épluchures de fruits, de légumes, les restes de cuisine, et les mettre quelque part dans le jardin, comme ici.

Ce que vous pouvez faire c’est mélanger ces restes avec de la paille, ça fera plus de matière à la fin et ça se décomposera mieux.

Ce que j’ai fait c’est que j’ai rajouté un peu de terre dans laquelle il y a des vers de terre pour essayer de leur donner envie de venir ici.

Une autre action à faire au début dans le jardin c’est tout simplement d’observer, de regarder un peu dans tous les coins où est-ce qu’il serait possible de faire quelque chose ou de ne rien faire du tout.

Nous on a choisi un petit coin là au pied d’un mur où on se dit qu’on va forcément cultiver quelque chose.

Là on a pas beaucoup de temps, pour l’instant, au début, avec le déménagement, l’installation dans un nouveau lieu, ça sera toujours le cas pour tout le monde. Beaucoup de chose à faire au début, mais il y a quand même quelque chose qu’on peut faire dès le début, qui est très simple et que je vais vous montrer tout de suite.

PAILLAGE

L’idée c’est de prévoir d’ici quelques mois de planter des choses ici, en se servant du mur comme support pour des petites plantes comme des haricots ou des concombres, toutes les plantes qui ont envie de s’accrocher quelque part. C’est un mur exposé sud, sud-ouest, plutôt ouest même donc qui aura beaucoup de chaleur.

Ce qu’on va faire c’est qu’on va couvrir le sol en fait, avec de la paille qu’on a récupéré il y a pas très longtemps, et puis on a mélangé avec des feuilles qu’on a trouvé dans le jardin, pour en fait se débarrasser de la végétation qui est en place et avoir un sol ameubli et aussi attirer la biodiversité du sol qui va nous aider à ameublir, les vers de terre etc.

Comment ça marche ? Hop là – Il suffit d’étaler grossièrement le paillage sur la zone convoitée.

Et voilà, au bout de deux minutes c’est fini. C’est déja une action qui va vous permettre de faire un pas de plus vers l’obtention d’une zone de culture qui soit vivante et productive.

La question qui reste c’est où est-ce que vous pouvez vous fournir cette paille si c’est pas un voisin qui vous la donne ?

En coopérative agricole ou directement chez les producteurs de céréales, vous trouverez de la paille sous forme de bottes, une botte de paille c’est quelques euros, ça se met dans le coffre d’une voiture et ça permet de couvrir votre sol.

A bientôt !

#8 Défi – Commencez votre potager avec vos plantes bio-indicatrices et diagnostiquez votre sol

Bonjour bonjour,

Comme nous l’avions évoqué lors de la première visite du terrain : https://jeune-pousse-permaculture.fr/7-defi-embarquez-pour-la-visite-de-notre-potager-avant-quil-ne-soit-potager/), l’observation générale, et l’observation des plantes bio-indicatrices en particulier, permettent de faire connaissance avec votre milieu.

Cela est essentiel si vous souhaitez comprendre le sens de ce que vous faites.

Il n’existe pas de recettes universelles, c’est cela qui est passionnant, il va falloir comprendre certains mécanismes pour savoir quoi faire 🙂

Mais il y a plein de place pour l’expérimentation donc au pire on teste des trucs et on déduit après  !

L’observation des plantes

Voici les caractères indicateurs des plantes observées chez nous :

Description Photo prise dans notre jardin Caractères indicateurs
Herbe aux cinq coutures ou plantain lancéolé, famille des plantaginacées – page 245


Herbe aux cinq coutures
Equilibre en eau – fertilisant – MO, bonne activité microbienne aérobie
Chicorée sauvage, famille des astéracées – page 131


Chicorée sauvage
Excès d’azote, richesse en bases, et blocage des éléments Phosphore et K Potassium car pH élevé. Compactage des sols limoneux riches en bases. Tassement des sols par piétinement provoquant des anaérobioses
Fausse roquette, crucifère herbacée de la famille – page 151


Fausse roquette
Richesse des sols en bases et en azote disponible ou non pour les cultures. Blocage des éléments nutritifs par pH élevé, compactage des sols.
Dactyle aggloméré ? Attendons les fleurs – p 147


Dactyle aggloméré ?
Sols plutôt secs et riches en bases. Engorgement des prairies en matière organique souvent d’origine animale de mauvaise qualité, sur sols secs, riches en bases,. Blocage des éléments nutritifs par les excès de MO, le PH élevé, le tassement des sols ou le compactage des limons.
Helianthème ? Attendons les fleurs – p 189

Hélianthème ?
Sols riches en bases, peu profonds, très secs en été, engorgés en MO carbonée archaïque. Carence en MO animale et en azote, sous-pâturage.
Genévrier – p 199


Genévrier
Absence de sols ou sols rocheux peu profonds, acides ou basiques. Sols très filtrants, à assèchement estival sévère. Sols très riches en bases, acides ou alcalins à pH souvent supérieur à 7.5. Engorgement en MO végétale archaïque, carence en Azote.
Chiendent des champs – p 154


Chiendent des champs
Fatigue des sols qui méritent une régénération par la prairie naturelle multiflore. Déstructuration des sols par les labours. Excès de nitrates et de potasse, compactage des sols limoneux à pH élevé, fort contraste hydrique.
Chêne pubescent


Chêne
Adaptation de l’arbre à la sécheresse

 

C’est assez complet, globalement on retrouve ce que l’on “sentait”, à savoir que le sol est sec, l’humus peu profond, et qu’il est calcaire, au pH élevé.

En observant plus de plantes, et peut être en différenciant les zones, et en associant des coefficients de présence, on pourrait mieux rentrer dans le détail. Mais pour démarrer c’est suffisant.

Comment identifier les plantes ?

Pour identifier les plantes que vous observez, vous pouvez vous servir de Plantnet : Il s’agit d’une application informatique au fonctionnement très simple, il faut prendre une photo de feuilles, de fleurs, et valider.

L’application vous propose alors les meilleures ressemblances avec les plantes enregistrées dans son catalogue.

J’ai découvert ça lors d’un covoiturage, avec un passionné d’oiseaux et d’environnement, merci Olivier !

Accès au site de cette appli : Pl@antnet : https://plantnet.org/

Une fois la liste réalisée, il vous faut faire des recherches sur chaque plante. Nous avons utilisé l’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices de Gérard Ducerf, volume 1. C’est un ouvrage de référence dans le domaine des plantes bio-indicatrices.

Humidité du sol ?

L’humidité du sol vous sera utile car c’est elle qui permet la transpiration des végétaux par les feuilles (notamment par des petits orifices appelés stomates).

  • Cette circulation du sol vers les feuilles permet d’acheminer les minéraux via la sève brute.

 

  • En outre, l’eau est nécessaire pour réaliser la photosynthèse oxygénique : 2n CO2 + 2n H2O + photons2(CH2O)n + 2n O2. En d’autres termes, de l’eau et du dioxyde de carbone, donnent du dioxygène, et du sucre : génial 🙂

 

  • Enfin, la présence d’eau permet l’ouverture des stomates qui permet de capter le CO2 nécessaire,  et donc de réaliser la photosynthèse, nécessaire à la croissance de la plante.

 

S’il n’y a pas d’eau, les stomates se ferment pour freiner la transpiration, la photosynthèse est ralentie, par manque d’eau et par manque de CO2.

En quantités variables selon les plantes que vous cultivez, l’eau est donc un élément capital.

Arrosage

Attention : l’humidité du sol est bien trop souvent assimilée à l’arrosage. Nous allons voir ici les principales astuces qui vous permettront de comprendre comment certains jardiniers n’arrosent presque pas.

Les avantages d’arroser peu sont multiples, surtout dans une situation de terrain sec. Arroser peu est une démarche de sobriété, et permet :

 

  1. De dépendre peu du bon fonctionnement du réseau et de la qualité de son eau.
  2. De faibles dépenses en eau (€).
  3. La préservation des nappes phréatiques.
  4. L’autonomie du jardin, moins de surveillance / arrosage.

Nous vous proposons de décrire comment l’humidité du sol ne dépend pas que de l’eau qu’on y apporte, mais comment l’humidité du sol dépend aussi (et beaucoup) de sa capacité à conserver l’humidité qui s’y trouve.

Cas du sol sec et très drainant

On peut observer le côté sec car la végétation est sèche : elle a de petites feuilles, de consistance sèche, et de petite tailles (à l’opposé des fougères, des bananiers), c’est ambiance garrigue ici.

Très drainant parce que même lorsqu’il a plu fortement, il n’y a pas de boue, pas de flaques, pas de zones où l’eau ruisselle.

Le fait que l’eau ne ruisselle pas nous apprend qu’il est inutile d’envisager de canaliser l’eau de surface, via des rigoles, ou des baissières, comme je l’avais imaginé lors des discussions en  commentaires de cet article : https://jeune-pousse-permaculture.fr/4-defi-les-5-choses-a-faire-pour-commencer-votre-potager/

Cela n’est peut-être pas le cas chez vous !

Et donc ici,  comment obtenir un sol humide sans avoir trop d’arrosage à faire ?

La conservation de l’eau dans le sol

La conservation de l’eau c’est d’abord identifier comment l’eau s’en va, et comment agir sur ça.

L’eau qui se trouve dans les couches superficielles du sol s’en va par évaporation. Et tout comme un drap qui sèche, plus il y a de vent et de chaleur, plus l’eau s’en va rapidement.

Ca c’est valable partout.

Protection solaire

Paillage

Donc vous allez protéger le sol de la chaleur du soleil, par une couverture. Un peu n’importe laquelle, pourvu qu’elle fasse de l’ombre au sol. C’est ce que l’on appelle le paillage*, qui peut se faire avec de la paille par exemple.

On peut aussi utiliser des branches, des feuilles, du foin, des pierres, des tuiles, etc, pour créer ce que tout le monde a déja observé, même en été : sous un caillou posé là depuis longtemps, c’est humide, et il y a pleins d’insectes qui vivent.

Il se trouve qu’en plus d’être humide, cette zone est également fertilisée et décompactée par ces petits habitants qui creusent des galeries et brassent des matières organiques, et ça ça vous intéresse aussi 🙂

Attention cependant, votre paillage doit couvrir une large zone. Dans la cas contraire, la petite zone paillée sera séchée par l’évaporation des zones non paillées alentours, par un phénomène de migration :

 

Ombre

Pour protéger du soleil les zones de sol où vous voulez conserver plus d’humidité encore, vous pouvez aussi faire grimper des plantes comme les tomates ou les courges sur des structures, et planter à leurs pieds.

Bien sûr, il est aussi possible de se placer sous un arbre. Il apporte de l’ombre, et de l’eau, puisque ses racines puisent profondément, et en remontant elles en diffusent une petite quantité au sol environnant.

Protection au vent complémentaire

Une fois que vous aurez paillé pour protéger le sol de la chaleur du soleil, alors vous aurez déja une bonne protection de la surface du sol au vent.

Mais le vent peut aussi sécher l’air et sécher les végétaux : leurs feuilles et leurs tiges. S’ils sèchent, ils vont sécher le sol d’une part, et surtout freiner leurs photosynthèse d’autre part. Par manque d’eau et de CO2 (les fameuses stomates qui se ferment).

SE placer a l’abris du vent

Il faut donc se placer à l’abri des vents dominants, car en plus de cet effet asséchant, ils peuvent tout simplement abîmer les plantes en cassant des branches, et emporter de l’humus (cela dit, ce dernier phénomène, appelé érosion éolienne, est quasi inexistant dans le cas d’un bon paillage).

Pour se placer à l’abri des vents dominants, il faut observer le terrain et les obstacles déja présents. Vous pouvez aussi aller sentir le vent quand il est fort. Remarquez les zones abritées et la direction du vent.

Parfois le vent contourne un relief, suit le fond d’une combe, donc son orientation locale peut être très différente du flux principal.

Une fois ces éléments repérés, vous connaîtrez les emplacements propices du point de vue “vent”, ou les endroits où créer des brises vents.

Les brises vent

Certains brises vents seront raisonnés à court terme, comme des canisses par exemple, d’autres à moyen terme, des structures de plantes grimpantes vivaces par exemple, et d’autres à long terme, comme une haie d’arbres.

Pesanteur

En plus de l’évaporation, il y a bien sûr la pesanteur qui emporte l’eau. Ceci est d’autant plus prononcé dans des sols drainant et/ou en pente.

Pour cela, il est donc utile d’augmenter la capacité du sol à retenir l’eau (diminuer son côté drainant), et de créer des zones moins pentues, pour éviter les phénomènes classiques d’érosion.

Humus et complexe argilo-humique

Le complexe argilo-humique, souvent désigné CAH, est de l’ultra haute technologie. C’est une astucieuse association de plusieurs éléments, qui favorise un sol fertile, vivant, à forte capacité de rétention d’eau et drainant à la fois.

Vous devriez avoir envie de vous acheter. Mais personne n’en vend ! C’est à créer chez soi ou dans un jardin partagé, et c’est gratuit.

Il est composé de :

Matières organique …

Les animaux, bactéries, microbes et champignons dégradent la matière organique pour former l’humus.

La couche superficielle de sol, sur laquelle la matière organique est dégradée, ne doit pas être enfouie pour que le processus de formation d’humus fonctionne. Il faut à la fois de l’oxygène, mais aussi de l’ombre et de l’humidité. En fait c’est ce qu’il se passe souvent dans la nature non modifiée, dans une forêt.

En l’absence de forêt, le paillage permet de recréer en partie ces conditions.

L’humus contient des nutriments dont les plantes vont se servir.

Pour que ces nutriments restent par là, et ne migrent pas ailleurs dans le sol, se faisant emporter par l’eau par exemple, cet humus est associé à de la matière minérale :

… associées à des matières minérales

La matière minérale, c’est la roche dégradée en éléments plus ou moins gros. Les plus petits sont souvent des argiles.

Elles ont un pouvoir collant pour des raisons de structures, et des raisons chimiques :

  • Leurs structures en lamelles reproduit ce que l’on observe à grande échelle, par exemple quand nous utilisions un microscope au collège et que la lamelle en verre collait, jusqu’à ce qu’on y rajoute de l’eau pour qu’elle se décolle ! Vous vous souvenez ?

 

  • Elle est aussi chargée négativement, ce qui lui permet de s’associer avec des ions minéraux positifs.

Et qui est-ce qui vient stabiliser tout ça ensemble pour que ce soit stable ? Les vers de terre et les champignons !

 

Conclusion

Dans votre jardin ou sur un lopin de terre que vous aurez déniché, avant d’intervenir :

  • Commencez par observer. Le sol, le milieu qui l’entoure, le vent, le soleil, les obstacles etc.
  • Identifiez les plantes grâce à plantnet ou autre.
  • Listez les caractères indicateurs de ces plantes grâce à l’encyclopédie des plantes bio-indicatrices par exemple.
  • Vérifiez la cohérence avec vos simples observations initiales.

Laissez reposer jusqu’au prochain article.

A bientôt, et pensez à partager ce contenu avec vos proches s’il vous a plu ! Et à nous offrir un commentaires, en pti cadeau allez, c’est Noël ? Ah non …

#7 Défi – Embarquez pour la visite de notre potager avant qu’il ne soit potager !

Salut à tous,

Ca y est, c’est le grand moment de l’emménagement, je profite d’un espace entre deux cartons pour vous faire découvrir notre future zone de culture, à l’état initial, naturel.

C’est une suite de cet article : #2 Défi

Commençons la visite

 

Avant d’atteindre le potager, devant la maison, il y a une zone en gazon avec des oliviers :


Olivier sur gazon

Maison et oliviers

Nous avons choisi de ne pas la cultiver, par contre on laissera l’herbe naturelle revenir, et nous n’arroserons pas autant que nos prédécesseurs (1500l/soir l’été !). 

Cet endroit devrait rester un endroit détente, au frais sous les arbres.

Nous pensons utiliser une tondeuse cylindrique manuelle, je suis intéressé par vos retours d’expérience là-dessus (dans les commentaires sous l’article). Vu là petite surface, ça devrait suffire, et ça nous permettrait d’éviter l’achat un moteur.

Pour la petite histoire biodiversité, lorsque le gazon était semé à la volée, les fourmis se nourrissaient des graines. L’astuce de nos prédécesseurs, pour cesser ce hold-up, a été de mélanger les graines de gazon avec des graines d’insecticides … Pauvres fourmis 🙁

D’ailleurs pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait, je vous invite à lire le roman Les Fourmis de Bernard Werber, c’est passionnant !

Futur potager

Vous pouvez vous repérer sur la vue aérienne contenue dans cet artcicle #2 Défi

Ci-après une photo prise des quatre coins du futur potager.

Quand nous descendons de la maison, on arrive là :


Angle nord-est

 

 


Angle nord-ouest

 


Angle sud-ouest

 


Angle sud-est

Comprendre le sol

Ce qu’on peut faire avant de commencer à cultiver, c’est faire connaissance avec le sol : 

 

  • Pour ça, il est possible de sonder en creusant par ci par là et observer sur quoi on tombe, nous le ferons.

 

  • Il est possible de prendre des échantillons de terre à plusieurs endroits, à différentes profondeurs et de l’analyser, c’est ce que nous ferons aussi.

 

  • Il existe une autre technique :

Plantes bio-indicatrices*

 

J’ai découvert ça il n’y a pas longtemps, c’est pourtant une évidence une fois découvert !

L’idée c’est de se dire que chaque plante a besoin d’un milieu assez caractéristique pour arriver dans un terroir, et s’y plaire.

En observant les plantes qui sont en place naturellement, et connaissant leurs caractéristiques, il est possible de faire le raisonnement dans l’autre sens :

On va donc observer les plantes et les identifier. Ensuite il faudra trouver de quel milieu, quel habitat, quel terroir elles sont caractéristiques.

Cela va nous permettre de faire équipe avec la natureConnaissant son histoire, connaissant ses richesses, connaissant ses manques, ses besoins, nous serons à même d’en prendre soin.

Nous en saurons notamment davantage sur les éléments à apporter au départ, et les éléments à ne pas apporter, matière organique, azote, carbone, argile, etc.

Nous pourrons nous faire une idée de l’acidité du sol, et donc des plantes qui vont naturellement s’y plaire.

Nous pourrons nous faire une idée de la capacité du sol à retenir l’eau, ou à la drainer, afin de choisir des modes de cultures adaptés.

Pour bien comprendre la nuance : une approche alternative serait de faire passer le tractopelle du voisin (qui va construire un chemin) pour niveler le terrain, éventuellement avec le Brise Roche Hydraulique, et faire propre (il y a pas mal de buissons gênant).

L’énergie fossile déployée serait alors discutable, mais surtout, surtout, où se trouve l’astuce dans le fait :

  • D’anéantir une bonne partie de la vie du sol par compactage (engin de plusieurs tonnes), et mise à l’air de la vie microscopique sous-terraine (non adaptée aux UV et à l’oxygène pour les plus enfouis) ?

 

  • De supprimer les pompes à eau naturelles que sont les plantes et arbres en place ?

 

  • De se passer des réservoirs de biodiversité qui servent les abeilles qui pollinisent, les vers de terre qui amendent et labourent, et tout leurs camarades ?

 

  • De détruire les racines qui tiennent l’humus en place malgré les orages ?

 

  • D’enlever les brise vent que constituent ces bosquets ?

 

  • De ne pas conserver ces éléments qui créent des microclimats autour des bosquets : “plein sud”, “ombragé”, “mi-ombre exposé au mistral” ou “soleil le matin à l’abri du mistral” etc ?

 

  • De créer un désert finalement ?

 

Donc, une fois ce décor planté, allons saluer toutes ces plantes 🙂 

Plantes observées

Par ordre d’arrivée, nous avons (n’hésitez pas à commenter sous l’article si question ou correction, je ne suis sûr de rien) :

  • Herbe aux cinq coutures ou plantain lancéolé, famille des plantaginacées :

Herbe aux cinq coutures
  • Chicorée sauvage, famille des astéracées :

Chicorée sauvage

 

  • Fausse roquette, crucifère herbacée :

Fausse roquette

 

  • Dactyle aggloméré ? Attendons les fleurs pour que ce soit plus facile !

Dactyle aggloméré ?

 

  • Helianthème ? Attendons les fleurs pour que ce soit plus facile !

Hélianthème ?

 

  • Genévrier 

Genévrier

 

  • Chiendent des champs :

Chiendent des champs

 

  • Erable de Montpellier :

Erable de Montpellier

 

  • Alaterne, famille des Rhamnacées :

Feuille d’alaterne

 

  • Chêne :

Chêne

 

  • Et orchis géant : 

Orchis géant

Dans un prochain article nous détaillerons la foule d’informations que ces observations nous révèlent.

Compost

Et juste au passage, puisque on y est : en attendant de créer des zones de cultures dans lesquelles nous pourrons déposer nos épluchures de cuisine et autre ressources compostables, nous les déposons simplement parterre et nous y rajoutons de la paille pour l’équilibre carbone-azote.

A ce sujet, lire l’article : #5 Défi – Quelles techniques de compostage, quelle est la meilleure ?


Compostage de surface

 

Au plaisir de lire vos commentaires, de voir que vous vous êtes abonnés à nos news !

Bonnes fêtes de fin d’années, et bonnes observations, dans votre jardin ou ailleurs 😉