#3 Défi – Ca veut dire quoi pour vous permaculture ?

Salut les jeunes pousses,

C’est le troisième article de la série consacrée à notre défi création d’un potager en permaculture  (cliquez dessus pour le découvrir).

Nos potagers jusqu’à aujourd’hui

L’arrosage

La production phare du potager, surtout au début, c’était les tomates. On en plantait environ 60 pieds et on en avait des kilos par semaine pendant le pic de production.

Chaque année nous avons testé un système d’arrosage différent, mais en voyant la quantité d’eau nécessaire, et le temps que ça nous prenait, on s’est renseigné et nous avons commencé à comprendre comment fonctionnait l’érosion et l’évaporation.

Et à partir du moment où l’on s’est intéressé à ça, on est rapidement arrivé à l’idée de pailler le sol pour les limiter !

Le paillage

Pailler c’est mettre une couche de paille (ou d’autre chose) pour recouvrir le sol autour des plantes, sur une zone assez large.

C’est une méthode extrêmement répandue car très facile et efficace, pour plusieurs raisons. D’abord pour conserver la terre humide. En effet, en la recouvrant d’une épaisseur de matière, le soleil n’atteint plus la surface du sol, ni la forte chaleur, ni le vent. Et ce sont bien ces trois éléments qui sèchent le sol.

De plus, le paillage protège des pluies fortes, il amortit les gouttes et les dépose délicatement sur le sol. Ce qui fait que l’eau rentre dans la terre, au lieu de ruisseler et de la tasser.

On avait aussi le problème de la terre qui durcissait et se compactait dès le séchage (terre argileuse) et donc il fallait souvent piocher autour des plants pour que l’eau d’arrosage pénètre dans le sol, et ne fasse pas que ruisseler.

Là aussi, le paillage est une réponse. 

En bonus, nous avons remarqué le développement inouï de la biodiversité sous la paille, dont des milliers de tunneliers-motoculteurs (tout les animaux et champignons qui vivent sous terre, dont le célèbre vers de terre) qui décompactent, nourrissent le sol : génial !

L’association des cultures

Au fur et à mesure, en se renseignant, nous avons aussi fait la connaissance du monde merveilleux de l’association des cultures, pour éviter tel ou tel inconvénient !

Juste un exemple, quand nous alignions toutes les tomates ensembles, malheureusement il était tout à fait normal d’obtenir des élevages de pucerons par les fourmis. Les pucerons sont alors protégés des coccinelles par les fourmis. Les fourmis sont nourries par les pucerons.

Et là nous aurions pu chercher des produits de lutte contre les fourmis ou les pucerons, au détriment de la vie du sol et la qualité des légumes, mais nous avons préféré légèrement éloigner les plants de tomates les uns des autres et planter des œillets d’inde, du basilic, des poivrons, de la coriandre, des aubergines.

Permaculteurs or not permaculteurs ?

Il est arrivé ces dernières années qu’on nous demande “ah vous faites de la permaculture ?” “euhhh je sais pas”. Et puis de temps en temps. “Votre potager, vous le faites en permaculture ?” “Ben c’est à dire ?”
Et c’est intéressant de voir le doute que ce terme créé, à la fois chez le questionné, et à la fois chez le questionneur, quand on lui renvoie la balle 🙂

Nous en avions discuté avec Marion, dans le doute nous nous étions dit que nous n’avions qu’à répondre “non, mais nous utilisons des techniques de permaculture”.

Permaculteurs

Aujourd’hui, nous sortons de terre (jeunes pousses) et nous répondrons “oui” quand la question nous sera posée !

Pourquoi permaculture et pas jardin naturel, ou jardin biologique, ou agro-écologie ?

En fait je crois que ce qui donne envie de rejoindre la permaculture ce n’est pas la technique, ce n’est pas ce que l’on fait concrètement au jardin ; c’est la logique générale, la démarche qui nous motive.

“Concrètement”, essayons de citer quatre points qui, lorsqu’ils sont réunis, feraient passer une pratique, quelles que soient les techniques utilisées, à quelque chose qui a un rapport avec la permaculture :

* 1. Attachement émotionnel à la vie du sol et la biodiversité.

* 2. Priorité au long terme et maximiser la résilience.

* 3. Donner envie à d’autres, aider, se faire aider, apprendre sans cesse.

* 4. Elargir progressivement le terrain de jeu : d’abord un petit potager, puis un grand, puis le jardin entier, puis le jardin et la maison, les voisins etc etc.

Quoi qu’il en soit, tout ce que nous allons faire dans le jardin sera intéressant indépendamment de la définition personnelle de chacun sur la permaculture ! (J’espère !)

Et pour vous c’est quoi la permaculture ? Le potager ? L’agro-écologie ? Qu’est-ce qui vous intéresse ?

Laissez nous votre réponse en commentaires sous l’article !

A bientôt !

 

Comment nos poules ont été mangées 4 fois et plus jamais depuis ? #poulailler

Salut les jeunes pousses !

Il y a 5 ans, on fermait la trappe du poulailler, à chaque tombée de la nuit. Et chaque matin, on la ré-ouvrait pour laisser sortir les poules dans leur enclos grillagé.

Mais un soir, on ne pouvait pas être rentré avant la nuit, elles se sont fait  attaquer par un renard (probablement) qui en a mordu une et en a emporté une autre sur les trois.
Cela renforçait la nécessité d’être systématiquement là le soir pour fermer la trappe …

Une autre fois, nous les avions fait sortir dans le grand jardin, en dehors de l’enclos. Mais à l’approche de l’obscurité, au lieu de rentrer dans le poulailler, elles se dispersèrent dans le jardin, à la recherche d’une cachette. Quand on s’en est aperçu, nous les avons cherchées puis ramenées, sauf une. Et son dernier cri pendant la nuit indiqua le début d’un bon repas pour un heureux passant.

Une fois de plus, la nécessité d’être attentif quotidiennement se manifestait. On demandait à notre famille ou nos amis d’aller ouvrir et fermer en notre absence, pas super pratique …

De temps en temps on les laissait aller dans le jardin, mais elles ont dévoré nos salades, et retourné les petits plants dans le potager avec leurs griffes.

Donc on leur a fait deuxième enclos bien plus grand cette fois, qui les empêchait d’aller jusqu’au potager. Mais au printemps, en pleine journée, alors que nous pensions qu’elles étaient en sécurité, nos 4 poules se sont fait manger à nouveau.

En se renseignant auprès des voisins, nous avions conclu que c’était tout à fait exceptionnel de se faire attaquer en journée, donc 1 mois plus tard, nous avions de nouveau des poules, et nous les laissions dans ce grand enclos (grillagé je précise). Mais de nouveau, couic. Nous avions été repéré comme un terrain de chasse idéal…

C’est à partir de là que nous avons construit un enclos “blindé”, pour répondre aux deux besoins que l’expérience nous avait montré : sécurité des poules la journée, et sécurité des poules le soir quand nous ne sommes pas là pour fermer la trappe de leur cabane.

Depuis, nous ne nous sommes jamais plus fait manger nos poules.

Nous allons construire un nouveau poulailler, nous en profiterons pour bien détailler comment nous avions fait sur les deux précédents, et comment nous allons faire pour celui-ci.

Et d’ailleurs, quels sont les obstacles que vous rencontrez autour de la réflexion ou la construction de votre poulailler ? Motivez-vous à poser les questions en commentaires, cela nous permettra grâce à vous de cibler les articles sur les réponses les plus intéressantes 🙂

Merci à bientôt !

Découvrez aussi la série consacrée à notre défi création d’un potager en permaculture (cliquez dessus pour le découvrir)

#2 Défi – Quelle serait cette compétence rare et indispensable en permaculture ?

Salut les jeunes pousses,

C’est le deuxième article de la série consacrée à notre défi création d’un potager en permaculture  (cliquez dessus pour le découvrir).

Les nouvelles

Notre date d’emménagement va peut-être se décaler , tant pis, nous ne sommes plus à quelques semaines près. Mais pour patienter, laissez moi vous raconter une petite histoire …

L’histoire

A mon retour du potager, avec quelques tomates et du basilic, Marion me demanda :

– “Ca va, tout va bien au potager ?”. Je lui répondis avec un air rassurant :

– “Oui oui tout va bien” en me demandant quand même si je répondais pleinement à sa question. Les fois suivantes, j’étoffai mes analyses :

– “Oui oui le potager va bien, je pense qu’il faudra arroser demain, là ça va” mais je ne me sentais jamais sûr de la pertinence de ma réponse …

Toujours moi : “Ca va bien, l’arrosage goutte à goutte fonctionne et la palissade anti-sangliers n’est pas cassée”

–  Encore moi : “Oui super, on a une salade et 6 tomates !”

Un jour où c’est elle qui remontait du potager, j’en profitai pour lui demander : “Ca va, tout va bien au potager ?”.

Elle me répondis “Ben je sais pas trop, le bout des feuilles de certaines tomates au fond à gauche a blanchi, mais bon elle font des fruits. Après celles du fond à droite elles sont bien vertes avec des feuilles plus grosses, par contre il n’y a pas de fruits. Les haricots mange-tout qu’on a plantés, ils rampent c’est bizarre, on va se renseigner s’ils n’ont pas besoin de grimper sur un grillage. Il y avait aussi pleins de petites fraises sous les feuilles, on ne les voit pas, j’en ai ramené regarde. Et j’en ai profité pour enlever l’herbe qui commençait à pousser. Après j’ai l’impression que dans la petite serre, il fait trop chaud, j’ai mis des morceaux de bois pour caler la trappe, pour que l’air passe, que ça ventile. J’ai raccroché quelques branches de tomates avec les ficelles aussi. Et y a pleins d’araignées dans la paille ! Tu verras, c’est marrant le concombre s’est coincé tout seul dans le grillage il faudra le couper en deux pour le sortir de là. Les poivrons ont bien pris ça va. Et les fèves qu’on a déplacées se portent bien. (…) ” etc etc …

 

La différence majeure ?

L’observation

L’observation est une compétence qui se développe et s’entretient.

Pour ma part, je n’ai l’habitude d’observer qu’à des moments précis, quand j’en ai besoin pour décider si je dois faire quelque chose, quelque chose d’autre ou rien du tout. Tandis que Marion, semblerait-il, observe tout le temps, beaucoup.

1ère observation de notre futur habitat

Venons-en au fait, qu’avons-nous donc commencé à observer ?

Nous sommes allés trois fois sur le terrain quelques minutes, à des heures différentes de la journée, et sans plus attendre je vous propose une petite photo matinale du lieu :

Vue du futur potager

 

Sur le plan ci-après, la photo est prise depuis la flèche bleue :

Vue aérienne du futur potager

Le futur potager principal

Pente et ensoleillement

La zone du potager principal est en pente moyenne, orientée vers le sud / sud-ouest, et il n’y a pas d’obstacles en dehors du terrain qui pourrait faire de l’ombre.

L’exposition est favorable à un bon ensoleillement. Mais il y a un pin à l’extrémité sud, qui fait beaucoup d’ombre le matin. Nous prendrons le temps d’observer s’il est pertinent de le toucher ou pas.

Il y a également quelques arbres et arbustes, mais de taille petite ou moyenne, donc a priori tout à fait invités dans un potager.

Sol

Le sol semble dur et caillouteux en surface, mais c’est en creusant que nous pourront mieux nous en rendre compte. La végétation est typique du climat méditerranéen, et typique d’un sol sec et calcaire : thym, romarin. On note aussi l’impressions que le sol semble érodé : peu d’épaisseur de terre.

Arbres

J’aimerais bien connaître le nom des arbres et buissons que l’on voit sur la photo, si vous en connaissez, partagez-les dans les commentaires ! Merci par avance 🙂

Vents

La pente du terrain, la maison, et les arbres, offrent une protection vis à vis du vent d’est. C’est un vent associé à la pluie et à un air doux. Par contre nous pensons que nous sommes exposés, modérément, mais exposés quand même, au mistral froid, sec, et parfois très violent.

Faune

Côté faune, ça ne change pas de ce que nous avions avant, à savoir sangliers, renards. Concernant les oiseaux, insectes, rongeurs, etc, nous n’avons encore rien observé.

Il nous reste des milliers de choses à observer, que nous ne manquerons pas de vous partager. Si déja vous avez des remarques, conseils à nous donner (le nom des arbres ?), ou un feed back sur l’arcticle, essayez de mettre un commentaire, ça nous fera super plaisir !

A très bientôt !

Jeune Pousse Cédric

#1 Défi création d’un potager en permaculture

Salut les jeunes pousses !

Nous allons habiter dans un nouvel endroit dans 5 semaines, et créer un tout nouveau potager.

Nous allons en profiter pour continuer à apprendre et pratiquer la permaculture.

On s’est lancé le défi de publier un article ou une vidéo par semaine pour partager cette aventure avec nos lecteurs ; disons jusqu’au premier kilo de tomates !

Ca ne va pas être facile, parce qu’on ne connaît pas le terrain, nous avons vu que le sol est dur et caillouteux ; il y a aussi la grêle, les sangliers …

Nous pourrions aussi avoir des fortes pluies, ou des vents très violents. Après voilà ce qui est vraiment nouveau pour nous c’est de faire des articles ou des vidéos. Il va falloir qu’on apprenne, qu’on trouve le temps de le faire et que nous soyons suffisamment réguliers.

Ca fait six ans qu’on fait du potager, on s’est dit que c’était l’occasion de partager nos expériences, et de peut-être donner envie aux gens de cultiver leurs propres légumes.

Nous espérons que notre défi vous intéresse ; N’hésitez pas à vous abonner à notre newsletter pour être informés de la suite ICI, et à nous laisser un message sous l’article !

Merci beaucoup, à très bientôt !

Jeunes Pousses Marion et Cédric