#5 Défi – Quelles techniques de compostage, quelle est la meilleure ?

Bonjour les jeunes pousses,

Nous nous rapprochons du but : début du déménagement dans trois semaines 😀

Pour ceux qui ne nous connaissent pas, à l’époque de la rédaction de l’article nous nous sommes dans un Défi création d’un potager en permaculture ! 

En attendant, on range et rassemble tout ce qu’on peut, on ramasse des branches dans le sous bois en prévision du futur potager, mais ce n’est pas le sujet du jour ! Le sujet du jour c’est un drôle de déchet, le déchet de cuisine !

 

Les personnes qui ne se sont pas encore posé la question utilise forcément leur poubelle pour ça. D’autres se sont déjà posé la question mais n’ont pas trouvé d’alternative satisfaisante, ça leur va comme ça.

Et encore d’autres, se demandent si finalement il n’y aurait pas mieux à faire avec. Alors, quelles sont vos possibilités ?

Cela dépend de votre lieu de vie, commençons par la ville pour terminer par la campagne.

En ville

Lombricompost

Nous arrivions dans le nouvel appartement dans lequel mon frère et sa famille venaient d’emménager en plein centre de Grenoble, il n’y avait pas de terrasse, juste une petite loggia au Nord, et un mini balcon au sud.

Et après quelques instants, il me fit découvrir son “lombricompost”. J’en avais entendu parler mais je n’en n’avais pas vu “en vrai” ni rencontré d’utilisateur !

Il était ravi du fonctionnement, presque déçu de n’avoir aucun résidu ! La seule récolte est un jus qui se récupère via un petit robinet en bas. Il dilue ce jus, et s’en sert pour arroser ses plantes.

Le principe du lombricompostage est assez simple, il y a un couvercle, on dépose les restes et épluchures, et on ajoute de temps en temps un peu de carton (pour l’équilibrage du carbone-azote), les vers de terre font le reste !

Il est possible d’agrandir simplement le système en rajoutant un module. Le module s’emboîte sur le dessus.

Ils ont fini par mettre le lombricompost carrément à l’intérieur de l’appartement (il était sur la loggia mais l’hiver il y faisait froid), et ont appris à alimenter le compost de façon à n’avoir aucun moucheron, c’est à dire en maîtrisant la quantité de matières sucrées (les épluchures de fruits notamment).

Ca me semble une excellente solution pour ceux qui n’ont pas de jardin.

Compostage en ville

Une autre option qui se développe est le compostage en ville. Encore à Grenoble, il s’est mis en place récemment des conteneurs spécifiques pour cela.

Comme nous n’habitons pas en ville, nous ne connaissons pas toutes les méthodes existantes, mais il est certain qu’il est possible de ne pas jeter ses déchets de cuisine à la poubelle normale.

Si vous habitez en ville et pouvez partager votre retour d’expérience dans les commentaires, ça serait super intéressant pour nous et les futurs lecteurs, merci d’avance !

Campagne

Ah, là on connaît mieux 🙂

Les poules

Poulailler n°2 de Cédric et Marion

Si vous avez des poules, vous pouvez leur donner une bonne partie des restes de cuisine. Mais attention, on ne doit pas donner tout et n’importe quoi aux poules, et on ne doit pas non plus leur en donner en trop grande quantité.

Grosso modo, elles mangeront avec plaisir ce que vous mangeriez aussi, avec un peu plus de tolérance, mais pas beaucoup. Tout les restes c’est bon, mais pour les épluchures, il ne faut pas leur donner d’oignon, d’agrumes, ce genre de choses.

Et si on leur en donne trop, il est possible qu’elles ne mangent pas équilibré. La disponibilité immédiate peut leur donner envie de manger toutes ces épluchures sucrées, pendant qu’elles vont délaisser les graines, dont elles ont pourtant besoin. Cela est à nuancer avec le type d’alimentation qu’elles ont :

En effet, si vos poules vivent dans un grand pré, alors elles ont accès à une grande quantité de nourriture variée, elles ne manqueront probablement de rien.

Mais si elles sont dans un enclos relativement petit, il n’y aura jamais grand chose d’autre à manger que les graines, et les épluchures/restes que vous leur donnez. C’est dans ce cas là qu’il faut équilibrer les choses.

Le jet dans la nature

Une façon simple et efficace de se débarrasser de tout ça, c’est de les déposer dans la nature tout simplement, peu importe où, juste à un endroit qui ne dérange personne, mais c’est bien plus pertinent que d’utiliser sa poubelle.

L’inconvénient, c’est que vous n’en récupérez rien.

Composteur

Le composteur est un objet dans lequel on dépose ces matières, il peut être individuel ou collectif. Nous n’en n’avons jamais utilisé, donc je vous invite à trouver des informations sur d’autres sites, il y en a pleins.

Mon avis personnel, c’est que j’ai compris l’intérêt d’en vendre, mais pas d’en acheter. Je pense que c’est un objet dont on peut se passer sans véritable concession.

En outre, ça limite la présence d’air dans le mélange, pourtant nécessaire à la décomposition, et ça empêche de mélanger de temps en temps.

Donc je penche en faveur des deux dernières options.

Cela dit, nous sommes très intéressés par vos avis et retours d’expérience, ainsi que les lecteurs qui passeront après vous, donc partagez ça dans les commentaires !

Le tas

“Technique de base” pas de fioritures, on a des épluchures, on les balance toujours au même endroit, ce qui constitue un tas. Pas de déchet.

Oui ça marche, mais  on peut faire mieux 🙂

En fait ce tas va être très humide, compact, et donc il ne pas y avoir assez d’oxygène. Donc la décomposition au cœur va être lente.

Pour ça il faut ajouter des matières qui permettent d’absorber l’excès d’humidité, et d’aérer l’ensemble.

En outre, les déchets de cuisine sont de la famille des matières azotées (parce qu’ils contiennent de l’azote …) et pour un bon compostage, les matières azotées doivent être en présence de matière carbonées (qui contiennent du …).

Les matières qui contiennent du carbone sont celles qui sont sèches, marron, du genre la paille (tiens, elle est encore là elle ?), les feuilles sèches, les brindilles.

Donc la paille est un super matériau à recycler dans votre compost, puisqu’il va absorber, aérer et apporter du carbone.

Le tas d’épluchures-paille en train de composter

Et pour que tout ça se passe de manière un peu homogène, vous pouvez touiller de temps en temps, soit avec un bâton, soit avec une fourche, ça dépend de la taille du tas.

La fourche, l’outils idéal pour homogénéiser ce tas

Ensuite, soit vous utilisez le tas pour le mettre sur vos zones de culture, soit vous le tamisez pour en faire du terreau.

Là on a fait ça depuis quelques semaines parce qu’on sait que l’on déménage, et que donc la dernière technique est moins pertinente dans ce cas là. En effet, on emportera directement le tas pour l’utiliser dans notre futur jardin.

Le mélange en or ! Paille – épluchures

Mais c’est quoi la meilleure dernière technique au fait ?

La meilleure technique c’est aussi la plus simple :

Le compostage de surface

Cela consiste à déposer directement sur vos zones de cultures tout les restes et les épluchures.

Il suffit de déposer le contenu du saladier sous le paillage (un saladier s’étale sur environ 1m50) et c’est terminé.

Pas d’odeur, pas de problème, pas de retournement, et vous améliorez votre sol tout en lui apportant de l’eau, et en fournissant de la nourriture à toute la micro-biodiversité, qui travaille sans relâche à alléger le sol, le nourrir, alimenter les cultures.

Petit conseil : utilisez un saladier en verre et un couvercle pour éviter les moucherons. Cela permet de ne pas avoir à trier ce que l’on met dedans, car cela bloque les moucherons qui pourraient être attiré par le sucre. Et le verre est facile à nettoyer.

Un saladier en verre est facile à nettoyer

A vos composts, près feu, plantez !

Laissez un commentaires sous l’article pour nous faire coucou, merci, à très bientôt !

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