Rucher des Jeunes Pousses – On invite les abeilles !

Bonjour bonjour,

Ce n’est pas chez nous la photo hein ! On ne les as pas encore installées.

Je voit d’ici arriver la foule de question, “Mais votre terrain il est sec et calcaire, en pente, c’est quoi ce terrain plat avec cette herbe verte et tout et tout ?!” mais non rassurez-vous ^^.

En tout cas, heureux de vous retrouver pour aborder un nouveau sujet, les ruches au jardin !

Dans cette série, nous tenterons de répondre aux questions que l’on peut se poser à propos des abeilles domestiques.

  • Pour quelles raisons avoir des ruches ?
  • Quelles sont les avantages, les inconvénients ?
  • Quels effets sur un potager ?
  • Y a-t-il des obligations, de l’entretien ou de la surveillance ?
  • Combien ça coûte ?
  • Qui contacter pour se faire accompagner ?
  • Peut-on le faire seul ?
  • Comment obtenir du miel ?
  • De quel matériel a-t-on besoin ?
  • Quel distance doit-on respecter avec le voisinage ?
  • Comment faire si des enfants ont accès aux ruches ?
  • Quels sont les différents types de ruches ?
  • Etc.

Commencer à rajouter des questions pour que nous puissions y répondre au fur et à mesure du projet, et ça donne encore plus envie d’écrire et publier de voir vos questions 🙂

Aujourd’hui, c’est l’apicultrice qui nous accompagne dans ce projet qui le présente.

Le texte est original, sauf les choix de mise en gras et les sous-titres que j’ai rajouté.

Présentation du projet d’installation des ruches avec création des essaims 

Quelle type de ruches ?

Nous allons installer au printemps, début mai, deux ruches de type Warré, du nom de leur inventeur l’abbé Warré (1867-1951).

Baptisé « ruche populaire » par ce dernier, ce modèle, avec ses petites dimensions et son poids raisonnable, permettrait à chaque famille d’installer sa ruche au jardin et de produire son propre miel, trésor de bienfaits.

Photo qui n’est ni de nous, ni de chez nous

D’où viennent les abeilles ?

Nos essaims sont issus d’un rucher familial situé à Auriol.

La démarche consiste à extraire de ce rucher des cadres de couvain accompagné de ses abeilles nourrices, pour constituer deux nouveaux essaims orphelins, c’est-à-dire sans reine dans un premier temps.

L’importance vitale de la reine

Les essaims sont naturellement organisés autour de leur reine et de ses diffusions de phéromones.

Sans reine, tout essaim est voué à une mort certaine en quelques semaines.

Les abeilles sur cadres de couvain, extraites du rucher-source, vont donc très rapidement s’activer pour « fabriquer » leur nouvelle reine, à partir d’œufs présents dans le couvain.

Quelles sont les conditions de la réussite ?

Pour la réussite de cette opération, ces œufs doivent obligatoirement avoir moins de trois jours depuis la ponte.

En effet, après cette période les larves éclosent et seules celles destinées à produire des reines sont alimentées à la gelée royale par les abeilles nourrices.

Les autres, futures ouvrières et mâles, disposent uniquement d’un mélange sucré et protéiné de miel/pollen.

Peut-il y avoir plusieurs reines ?

Si plusieurs cellules de reines sont fabriquées par l’essaim orphelin, la première qui naîtra ira instantanément tuer toutes ses sœurs.

Sélection naturelle oblige.

Elle sortira ensuite de la ruche pour la seule fois de sa vie, afin d’être fécondée par plusieurs mâles, dits « faux-bourdons ». Cette poly-fécondation permet un brassage génétique assurant la pérennisation de l’espèce.

Nos essaims orphelins, très fragiles, et bien que dotés d’un cadre de miel, seront nourris artificiellement au sirop de sucre pendant plusieurs semaines pour les renforcer.

 L’instant fatidique : La reine a-t-elle pondu ?

 La création de la reine et sa fécondation couvrent une période d’environ 24 jours (dont 16 de l’œuf à la naissance).

Notre reine fécondée démarrera ensuite sa première ponte.

Nous pourrons alors ouvrir nos ruches entre le 36e et le 40e jour pour vérifier si le nouveau couvain operculé est présent. S’il ne l’est pas, nous aurons de fortes probabilités de devoir renouveler toute l’opération.

Et si la réponse est “non, ça n’a pas fonctionné :-(” ?

Si nos abeilles échouent, pour des raisons diverses (couvain trop vieux, abeilles fragilisées, reine ne retrouvant pas sa ruche après sa fécondation, ou insuffisamment fécondée, ou dévorée par divers prédateurs dont les oiseaux ou les frelons asiatiques lors de sa sortie…), nous pourrons réinsérer du couvain jeune avec des nourrices, courant juin et tant que les mâles persistent, c’est-à-dire quasiment tout l’été.

Il serait aussi possible d’intégrer une reine d’élevage, jusqu’à fin juillet.

Suite, et questions ?

Nous vous expliquerons plus en détails l’organisation de la ruche et sa manière de fonctionner tout au long de la mise en place du Rucher des Jeunes Pousses. Si vous avez des questions, n’hésitez pas !

Phase 1 : Choix de l’emplacement du rucher sur le terrain, courant janvier.


  1. Bio Abbé Warré : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Warr%C3%A9                                   
  2. « L’apiculture pour tous », 12e édition : http://gueguen.sebastien.free.fr/Auto-suffisance/5%20-%20Connaissance/Apiculture/l.apiculture.pour.tous.-.a.warre.-.12ed.-.v.4.0.-.103p.pdf
  3. La naissance des abeilles : http://gauneau.marcel.pagesperso-orange.fr/Html/aberepro.htm
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